Aqui não é Bangladesh

Vemos que a indústria de microcrédito no Brasil importou – sem muito critério – dos países da Ásia e África a ideia de que deve favorecer a mulher na hora da concessão do Crédito. Lá, isso é absolutamente justificável; aqui, nem tanto.

O bangalês Muhammad Yunus, considerado o pai da nova metodologia de concessão de crédito aos mais pobres e ganhador do prêmio Nobel da paz em 2006, registrou em seu livro “O Banqueiro dos Pobres” a dura realidade das mulheres em seu país, onde a religião muçulmana contribui para a marginalização do sexo feminino. As mulheres não possuem os mesmos direitos à herança, são discriminadas no trabalho, além de sofrerem violência dentro e fora de casa. Nas classes mais baixas, não é raro encontrar jovens com rostos desfigurados pelo efeito de jatos de ácido por terem se recusado a se submeterem a violências sexuais ou casamentos arranjados. E, infelizmente, essa também é a realidade de muitas outras mulheres de países da Ásia e da África, onde a mulher é posta à margem da sociedade e vista como mera reprodutora. Muitas dentre elas são maltratados pelos maridos e até mesmo multiladas.

O estímulo ao autoemprego via microcrédito seria, portanto, uma ferramenta de liberação e de transformação de vida para essas mulheres e de formação de uma sociedade mais igualitária.

No Brasil, felizmente vivemos em um outro contexto. Atualmente, a brasileira tem-se sobressaído tanto no mercado de trabalho quanto no meio acadêmico, conquistando sua autonomia e liberdade de expressão. No que tange ao mercado de trabalho, vemos a entrada de mulheres em áreas antes reservadas exclusivamente aos homens, como é o caso da construção civil. Apesar de sermos uma sociedade ainda muito machista, violência contra mulher é crime. Evidentemente, a igualdade entre os gêneros ainda há muito a avançar; mas reconhecemos melhorias da sociedade brasileira nesse sentido.

Se em muitos países do outro lado do globo a concessão de microcrédito a mulheres á visto como uma estratégia de discriminação positiva, aqui, seria uma forma de recompensá-la pela maneira responsável que gerem o orçamento doméstico. Entretanto, respeitando nossa realidade, se quisermos fazer do microcrédito efetivamente uma ferramenta de combate à desigualdade social, o foco das instituições deveria ser o jovem pobre e negro. Este sim é o perfil daquele que sofre discriminação em nossa sociedade e que encontra dificuldade na inserção no mercado de trabalho.

A ideia do Yunus em levar crédito produtivo às mulheres, dando-lhes a oportunidade de transformar sua vida, aumentando sua autoestima foi simplesmente genial. A repercussão de seu modelo em todo o mundo foi merecida. Entretanto, adequações ao cenário local são necessárias. O país da “Casa Grande e Senzala” deve dar mais atenção aos verdadeiros marginalizados da sociedade. 

Cooperação internacional para o fortalecimento institucional das IMF’s

La CID pour le renforcement institutionnel des IMFs

Étude de cas : Brésil

1 – Introduction : le système financier

Il n’y a aucun doute sur le pouvoir – quasiment suprême – du capital financier dans le monde capitaliste. Son essor commence au XVIIIe siècle, en Angleterre[1]. Source de financement pour la guerre, ou encore moyen de gestion de la dette publique, la révolution financière a été motivée par des intérêts plus publics que privés. C’est cependant à cette même époque que l’Angleterre a connu une vigoureuse croissance de son commerce extérieur. Et par conséquent, la puissance de son commerce a formé une gamme d’entreprises spécialisées en assurances (maritimes, vie et incendie) et les bourses de commerce, qui ont fait de la Grand Bretagne l’épicentre du service financier mondial à cette époque.

Aujourd’hui, beaucoup plus dissolu, le marché financier « contrôle » les flux de capitaux, soit sous forme de financement, soit, et c’est souvent le cas, par la pure spéculation. Cette dernière entraîne une forte concentration de richesses, qui a pour effet de renforcer les inégalités[2].

La micro-finance est née précisément pour combler le manque de services financiers offerts à un public dénommé « les exclus bancaires”[3]. Les institutions de microfinance proposent un éventail de produits, qui vont du simple prêt à l’encaissement de chèques, en passant par l’épargne, l’assurance, le transfert d’argent des migrants[4].

Son origine a été attribuée, de façon emblématique à la Grameen Bank, ou banque du village, au Bangladesh, fondée en 1977 par le professeur d’économie, et prix Nobel de la paix en 2006, Muhammad Yunus. L’année précédente, Yunus avait emprunté US$ 27 à un groupe de quarante deux femmes[5], événement symbolique qui marque tout le début de la méthodologie adoptée par la Grameen. Pourtant, on sait qu’il existait déjà, bien avant, des initiatives pour la démocratisation financière. Il s’agissait d’une approche philanthropique. C’est précisément en Angleterre que sont nées les premières institutions de charité qui offrant de l’argent aux pauvres qui n’avaient pas accès au système bancaire. Cet argent leur permettait de mener leurs petites activités économiques. Les personnes sans ressources n’ont jamais attiré l’attention des banquiers. En effet, cette population représente un coût financier élevé (haut coût de transition) – disproportion entre la valeur du prêt et les coûts administratifs de la banque – et un haut risque – manque de garantie ou de contrepartie.

1.2 – La microfinance

Notoire outil de l’économie solidaire et de politiques sociales, la microfinance est devenue un sujet recourant d’articles dans les médias, qui tantôt en font l’éloge en présentant des cas de réussite, tantôt la critiquent assidument. Tous ces commentaires sont basés sur la multitude de recherches et d’études d’évaluation de son effet sur la diminution de la pauvreté, et sur l’amélioration du niveau de vie, ainsi que la génération d’emplois. Les résultats sont, dans la majorité des cas, moins optimiste qu’on ne l’espérait. On constate notamment que le niveau d’endettement a augmenté ou même les filles quittent l’école pour s’occuper des tâches ménagères lorsque leurs mères se consacrent aux activités productives[6].

Les évaluations de l’impact, elles aussi sont devenues plus fréquentes, et font figure de « marketing institutionnel »[7] quand les institutions de microfinance – IMF veulent, par exemple, attirer l’attention des bailleurs de fonds montrant leurs résultats financiers et auprès leurs clients. Et c’est exactement leur performance financière, c’est-à-dire, leur capacité de faire un profit minimum suffisant à financer leur structure, qui est souvent remise en question. La non-durabilité d’une IMF peut être liée à divers facteurs exogènes – crise économique, politique ou catastrophes naturelles, ou endogènes – manque de capital, haut taux de non-remboursement, dépenses élevées, concurrence entre IMF, peu de pénétration sur marché, produits et services inadéquats, taux d’intérêt (vis-à-vis les clients) insuffisant pour couvrir les coûts, taux d’intérêt (vis-à-vis des bailleurs de fonds). Le grand enjeu de la microfinance, la durabilité, amène les IMF à avoir un comportement particulier au sein des institutions financières traditionnelles. En effet, leur but est d’offrir des produits et des services financiers aux plus pauvres sans but lucratif (the financial systems approach and the proverty lending approach)[8]. Parfois, cette « contradiction » fait qu’elles s’écartent de leur mission et la microfinance est l’objet de nombreuses critiques parce qu’elle va vers une clientèle plus aisée et, donc, plus rentable. Il faut admettre que la population sans ressources exige une attention spéciale. Il s’agit de personnes qui ont des besoins basiques : nourriture adéquate, foyer approprié, santé et éducation. Pour arriver à l’octroi d’un crédit, il faut qu’ils disposent au minimum d’une infrastructure de base et des conditions minimales pour utiliser l’emprunt de la meilleure façon possible. Cela rend difficile l’arrivée à un point d’équilibre entre les deux approches. Néanmoins, il faut le poursuivre.

Et pour bien gérer les conflits entre durabilité versus avoir les plus pauvres comme client-cible, il est indispensable de disposer d’un conseil d’administration et d’une équipe qualifiée et compétente, comme le prévoit l’un de principes clés de la microfinance. En effet, selon le Consultative Group to Assist the Poor – CGAP[9] : « Le manque de capacités institutionnelles et humaines constitue le principal obstacle. La microfinance est un domaine spécialisé qui conjugue les services bancaires à des objectifs sociaux, et un renforcement des capacités est nécessaire à tous les niveaux, des institutions financières aux instances de réglementation et de contrôle et aux systèmes d’information, jusqu’aux organismes de développement de l’État et aux bailleurs de fonds. La majeure partie des investissements, publics et privés, effectués à ce titre devrait viser le renforcement des capacités. ».

Produit d’une jointe venture entre le CGAP et l’Open Society Institute – OSI, depuis 2004, le Microfinance Management Institute – MFMI travaille pour développer un marché de professionnels en microfinance. Il a crée de méthodes qui sont appliquées dans le cadre de cours spécifiques qui voient 3.900 participants par an[10]. Un autre exemple de professionnalisation du secteur est le site internet MixMarket qui semble plus un site informatif de la bourse. Il encourage la transparence en surveillant et divulguant les données des actions et de performance de 1.126 IMF, d’investisseurs et de donateurs publics et privés[11]. Il s’agit d’un vaste réseau données qui stimule la compétition entre les IMF, donnant une touche « business » aux ONG à but non-lucratif.

Face à la nécessité de professionnalisation, le soutien pour le renforcement des IMF est vital pour leur avenir, et la coopération internationale joue ici un rôle important. Les organismes bilatéraux, multilatéraux, et privés soutiennent les IMF pour améliorer la qualité leur comptabilité et leur système de contrôle, ce afin de rendre leur gestion plus transparente. Ils aident aussi au niveau dues ressources humaines en offrant des formations, des ateliers d’échange d’expérience et d’assistance technique[12]. L’ensemble de ces mesures visant à faire murir ces institutions et les consolider.

1.2 – La microfinance en l’Amérique latine

Les IMF asiatiques sont les plus efficaces, comparés aux autres continents[13]. En effet, la microfinance est assez répandue et équilibrée en Asie, grâce la présence, dans tous les pays de grandes institutions. Au contraire, en Amérique latine, en Argentine, au Mexique et au Brésil par exemple, la microfinance progresse lentement. En 2003, il y avait environ 6,95 millions de clients potentiels et à peine 402 mille de ces clients étaient actifs, soit 5,8% du marché potentiel, comme le montre le graphique ci-dessous :

Groupe 1: Bolivia, El Salvador, Honduras, Nicaragua

Groupe 2: Chili, Colombie, Coste Rica, République Dominicaine, Guatemala, Équateur, Pérou, Paraguay

Groupe 3: Argentine, Brésil, Mexique, Venezuela

En revanche, en Bolivie, la microfinance s’est développée très rapidement, avec le BancoSol, la première institution de ce type dans la région[14]. Les deux continents sont différents tant du point de vue de leur réalité politique, économique que culturelle. Les IMF sud-américaines sont plutôt urbaines et se concentrent plus sur les micro-entreprises, à la différence des IMF asiatiques, plutôt rurales et plus concentrées sur les populations pauvres.

Avec graves problèmes d’inégalité économique et sociale et avec un secteur informel, la microfinance pourrait être un outil pour faiblir ces troubles. Ce travail se propose de présenter une vue d’ensemble de la situation au Brésil afin de comprendre ce qui se passe avec l’industrie de la microfinance dans ce pays et quelles sont les politiques publiques à l’égard du renforcement institutionnel des IMF, notamment, à travers les accords avec la Banque interaméricaine du développement – BID.

2 – La microfinance au Brésil

Comme la Chine, la Russie et l’Inde, le Brésil est considéré comme l’un des pays émergents, ayant la possibilité de devenir un jour une puissance économique. Paradoxalement, il est toujours cité quand on parle d’inégalité. Selon le rapport du PNUD[15], le Brésil est le 10ème pays le moins égalitaire parmi les 196 évalués. Évidemment, le pays paye le prix fort pour cette concentration de richesse qui a un impact sur le taux de croissance économique[16], peu expressif pour un pays intitulé émergent. Par conséquent, le marché du travail a du mal à absorber la main-d’œuvre excédentaire, généralement peu qualifiée[17]. Par nécessité et non par choix, les exclus du marché du travail se lancent dans l’économie informelle.

En 2003, L’Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística – IBGE a mené une grande recherche appelée “la carte de l’économie informelle urbaine au Brésil” où on a constaté qu’il y avait 4,9 millions de micro et petites entreprises officielles contre 9,1 millions qui étaient informelles. Les principaux résultats de la recherche sont les suivants:

– 88% sont d’auto-emploi. Seulement 12 % ont jusqu’à cinq employés (déclarés, non-déclarés ou même sans rémunération) ;

96% n’ont reçu aucun appui soit technique, soit juridique ou financier ;

– l’investissement pour initier l’activité est, en moyenne, de R$ 4.373,00 (US$ 2.513) ;

– à peine 7% d’entre eux ont eu accès à un crédit bancaire ;

Malgré le fait que la majorité de la population disposant de faibles revenus n’a pas d’accès direct aux opérations bancaires formelles, cette partie de la population parvient tout de même à satisfaire ses besoins financiers par une variété de services informels qui s’offre à elle. Ces services sont parfois plus rapides et débureaucratisé même si pour les obtenir il faut payer un taux d’intérêt assez élevé.

Tandis que le manque de crédit est cité par les micro-entrepreneurs comme l’un des principaux obstacles à maintenir leurs petites affaires actives[18], l’industrie de microfinance brésilienne n’a été pas capable de faire face cette demande précisément parce qu’elle recourt à d’autres options : le crédit informel de magasin, paiement échelonné, les cartes de crédit, prêt du consommateur magasin-public, département fournisseur-publique, chèques post-datés, facilités de caisse (de paiement ?), la famille et les amis, une avance de salaire d’un employeur, l’épargne tournante et les mécanismes de crédit connus sous le nom de « tirage au sort » ou sorteios et caixinhas, prêteur sur gages informels (connus sous le nom d’agiotas), agences de consommateur-prêt, les banques formelles… les options sont nombreuses[19].

Il existe d’autres facteurs qui justifient la difficulté de pénétration de la microfinance sur le marché. Selon le rapport de la Banque interaméricaine de développement, les principales causes sont : « (…) législation inadéquate para le secteur, une tradition de programmes de crédit subsidiés par le gouvernement, et l’absence de modèles de microfinance démonstratives de réussite pour le développement de l’industrie que soient accompagnés d’une technologie propre et de produits appropriés à les caractéristiques du secteur de la micro-entreprise »[20]. Ensuite, la BID admet qu’entre les années 1999 et 2001, il y a eu une « tendance à la dynamisation de l’industrie ». Effectivement, le secteur public est l’une des causes qui entravent l’avancée de la microfinance, et il intervient soit au niveau fédéral, soit étatique, ou encore municipal.

Aujourd’hui, la plupart des OSCIP en activité ont été créées à l’initiative des préfectures municipales comme forme de politique publique pour générer revenu et emploi. Elles sont leurs principal – ou même unique – donateur. Il n’est pas rare que la formation du conseil d’administration des OSCIP est soumise aux intérêts de la municipalité. Par conséquent, ses membres sont engagés non pas pour leur conviction idéologique de travailler pour le moins favorisés, mais pour des raisons politiques. Tous sont bénévoles, même le président[21], donc, le niveau de participation est parfois faible, ce qui se répercute négativement sur la performance des OSCIP.

2.1 – L’histoire de la microfinance au Brésil

Malgré son décalage dans la microfinance par rapport aux autres pays en voie de développement, le Brésil a été l’un des premiers pays à expérimenter le microcrédit dans le secteur informel urbain. En 1973, à initiative et grâce à l’appui technique de l’organisation non-gouvernementale Accion internationale[22], le programme UNO – União nordestina de assistência a pequenas organizações est né dans les villes Salvador (État de Bahia) et Recife (État de Pernambuco), situées à la région Nord-ouest. Avec le partenariat de banques locales et des associations d’entrepreneurs, l’UNO octroyait un crédit aux travailleurs ayant des revenus bas et travaillant dans l’économie informel. Parallèlement, l’UNO proposait une formation et l’apprentissage de notions de base en gestion. Le programme prévoit également d’accompagner les clients, après l’octroi du crédit, afin d‘évaluer les résultats. Malgré son succès, et après dix-huit ans d’activité, l’UNO a disparu pour n’avoir pas prêté attention à la durabilité financière du programme. Les taux d’intérêt étaient plus bas que ce du marché[23].

Pendant les années 1980, jusqu’à la moitié des années 1990, on a assisté à l’émergence d’organisations non gouvernementales liées à des organisations internationales de microfinance : World Vision, Women’s World Banking, Sistema Ceape (Partenaire : Unicef), Vivacred (Partenaire : BID).

La deuxième moitié des années 1990 a été marquée par la grande expansion de politiques et de programmes publics en faveur du microcrédit, soit au niveau fédéral, soit au niveau des états.

En 1996, le gouvernement a lancé le premier programme national de microfinance, le Programme de crédit productif populaire – PCPP sous la responsabilité de la Banque nationale de développement économique et social – BNDES. La BNDES finançait les institutions de microfinance pour la formation de fonds de transfert aux clients finaux. A cette époque, constatant la faiblesse de l’industrie, le BNDES a crée le Programme de renforcement institutionnel – PDI, sur lequel nous reviendrons en détail par la suite. Les deux autres grandes préoccupations du gouvernement fédéral étaient la réglementation du secteur et les taux d’intérêt pratiqués par les IMFs.

En avril 2005, le gouvernement a crée le Programme national de microcrédit productif et orienté[24], sous la tutelle du Ministère du Travail et de l’Emploi. Son principal objectif était d’encourager la création d’emplois et de revenus parmi les micro-entrepreneurs populaires[25] à travers l’octroi de microcrédit productif et orienté.[26] Le programme a également comme objectif d’offrir un appui technique pour le renforcement institutionnel des institutions de microcrédit – IMF. Subordonné au Ministère du travail et d’emploi – MTE, le Programme national de microcrédit productif et orienté – PNMPO emprunte aux IMF pour la constitution ou renforcement de leurs fonds de financement aux clients finaux. Les valeurs des crédits vont de R$ 200,00 à R$ 10.000,00[27].

2.3 – Les types d’IMF au Brésil

Au Brésil les IMF sont réglementées soit par le Ministère de la justice, dans le cas des organisations non-gouvernementales – ONG, ou par la Banque centrale, dans le cas des coopératives de crédit, les Sociétés de Crédit aux micro-entrepreneurs – SCM et les banques commerciales traditionnelles. Visant à mieux contrôler les ONG nationales et internationales, en 1999 une loi est entrée en vigueur. Cette dernière oblige les ONG à registrer leurs statuts auprès le Ministère de la justice qui, après la démarche, leur concède le titre d‘Organisation de la société civile d’intérêt public – OSCIP. Les OSCIP doivent avoir dans leurs statuts un article qui prévoit la transparence, l’impersonnalité et la publicité de leurs activités. Les SCM sont des entreprises privées à but lucratif qui font de la microfinance de manière similaire aux OSCIP. Ainsi comme le Coopératives de crédit, les SCM font partie du Système financier national, donc, elles sont réglementées et fiscalisées par la Banque Centrale. Pour cette raison, elles sont considérées comme plus « professionnelles » que les OSCIP.

Actuellement, il y a 238 IMF inscrites dans le PNMPO. Elles sont réparties sur 1.863 municipalités sur le territoire brésilien. La distribution par région se fait comme suit [28] :

Rectangular Callout: Centre-ouestRectangular Callout: Sud-ouestRectangular Callout: NordRectangular Callout: SudRectangular Callout: Nord-ouest

OSCIP

Coopérative de crédit

SCM

Région

Nombre

%

Sud

735

39

Nord-est

622

33

Sud-est

375

20

Nord

72

4

Centre-ouest

59

3

Total

1.863

100

3 – La Banque Interaméricaine de développement – BID[29]

Crée en 1959 avec le but de réduire la pauvreté, promouvoir l’équité sociale et obtenir la croissance économique soutenable, la BID est basée aux États-Unis. Il s’agit d’une institution financière multilatérale qui s’étend l’Amérique latine et Caraïbe. A travers la coopération internationale avec les pays-membres, la BID a comme but le développement économique allié au développement humain de la région. Elle a mis au point quatre stratégies d’action :

  • « Développement social – Notamment en faisant reculer la pauvreté par un développement économique durable, par des réformes de l’éducation et par des initiatives qui luttent contre l’exclusion.
  • Compétitivité – Notamment en apportant un concours à des activités qui aident les pays à être plus concurrentiels sur le marché mondial et qui renforcent leurs secteurs et marchés financiers.
  • Intégration régionale – Y compris à l’échelle infrarégionale, régionale et continentale.
  • Modernisation de l’État – Y compris réforme de l’État et renforcement institutionnel à l’échelle nationale et infranationale »[30].

Actuellement, ils sont 48 pays-membres avec la répartition suivante pour ce qui est du droit de vote :

les 26 pays-membres de l’Amérique latine et Caraïbe[31] : 50% ;

les États-Unis : 30% ;

le Canada : 4% ;

les 16 pays-membre européens[32], Israël et Corée : 11% ;

le Japon : 5%.

3.1 – La BID et le Brésil

L’initiative de créer une organisation multilatérale pour l’intégration et pour le développement d’Amérique latine et Caraïbe est celle du président brésilien à cette époque, Jucelino Kubitschek, en 1958. L’année suivante, durant la Conférence de l’Organisation des états américains, la BID est née.

Avec une participation de 10,84% sur les actions, au cours de ces 49 ans, le Brésil a entretenu une relation assez étroite avec la BID avec accords de coopération technique et le financement de programmes et de projets de développement, renforcement et modernisation tous les genres : infrastructure (transport, énergie, ports, santé, éducation, etc.), agriculture, industrie, développement technologique ; lutte contre la pauvreté et préservation des ressources naturelles et de l’environnement. Entre 1998 et 2007, le total de financement s’élève à US$ 16,8 milliards tandis que la somme de remboursement a été de US$ 17,8 milliards, selon le tableau ci-dessous :

Financement et remboursement au cours de la dernière décennie

4 – Le Programme de renforcement institutionnel – PDI[33]

Visant améliorer le service d’offre de microfinance, le gouvernement brésilien via la Banque nationale de développement économique et social – BNDES, a lancé le Programme de renforcement institutionnel – PDI, avec le partenariat avec le BID. L’accord a été signé en 1997 et prévoit un montant de US$ 7,5 millions, dont US$ 5 millions provenant de la BID et US$ 2,5 de la BNDES. Le montant était destiné à être utilisés uniquement pour le renforcement des IMF. Pour le fond, la BNDES s’est engagée d’invertir US$ 60 millions.

Le PDI englobe une diversité d’actions tels que l’assistance technique aux IMF pour promouvoir la diffusion des meilleures pratiques de gestion, stimuler la création d’un système d’échange d’information virtuel (un portail internet) visant la création de nouveaux produits, appuyer l’informatisation des IMF avec l’achat de ordinateurs et palm tops, structuration de services d’entrainement et de capacitation des agents de crédit, gérants et membres des conseils ; développement de modèles de microfinance rurales intégrés à processus de développement économique local. En résumé le but était d’élargir le marché de microfinance, développant dans les IMF déjà existantes un savoir-faire avec une structure informatisée. Pour la mise en œuvre du programme, une ONG spécialisée en entrainement en microfinance – CREAR Brasil – et l’Associação Brasileira para o desenvolvimento da microfinança – ABDM ont été contractées et c’est uniquement en 2001 que les IMF compétentes ont commencé à recevoir les ressources[34].

En 2003, avec la transition gouvernementale, les transferts des ressources ont été suspendu et, en 2004, le programme étatique de microcrédit, le PCPP, a été remplacé par un autre, le Programme de microcrédit – PM, aussi coordonné par la BNDES. Au même moment, le PDI et l’accord de coopération technique avec le BID ont été expiré. Comme bilan du programme, il n’a eu que 10 IMF qui ont bénéficié de l’assistance technique, entrainement et la donation d’un système d’informatique ; six manuels de bonnes pratiques de gestion ont été mis au point.

Pour le fond, la BNDES a investit US$ 26 millions en place des US$ 60 millions prévus auparavant.

4.1 – Le Programme de microcrédit – PM

L’élargissement d’offre de crédit aux exclus du système bancaire traditionnel a été l’une des plus importantes promesses de la campagne du président élu, en 2003, Luís Inácio Lula da Silva. Après son arrivée au pouvoir, il a commencé par remplacer le programme déjà existant, effaçant le travail fait par le gouvernement précédent. En fait, le PM a été un programme transitoire entre le précédent et le programme définitif du gouvernement, le Programme national de microcrédit productif et orienté – PNMPO. Entre 2003 et 2005, le BNDES n’a financé que US$ 4,2 millions. Si le PCPP avait pour préoccupation majeure de former une industrie de microfinance à travers les renforcements des OSCIP ; en revanche le PM avait comme stratégie d’associer le microcrédit avec les politiques sociales à travers l’articulation entre la société civile et le secteur public. Le soutien pour renforcer les IMF a donc été suspendu après un période d’ouverture de nouvelles IMF[35].

4.2 – Le Programme national de microcrédit productif et orienté – PNMPO

Comme nous l’avons déjà vu, le grand programme du gouvernement PNMPO est né en 2005 avec le même but que le PM mais il est encore plus lié aux politiques publiques de création d’emploi et de revenu. Ainsi, la tutelle du programme de microcrédit a été transférée au Ministère de l’emploi et du travail – MTE alors que la BNDES joue plutôt le rôle d’agent financier. Un autre changement que PNMPO a apporté est l’élargissement du programme aux coopératives de crédit. Leur entrée dans le programme est très positive dans la mesure où elles sont mieux structurées et plus professionnalisées que les OSCIP, étant sous le règlement et contrôle permanent de la Banque centrale.

La chronologie des Programmes de microfinance étatiques

Programme de crédit

productif populaire

(PCPP)

Programme de

microcrédit

(PM)

Programme national de

Microcrédit productif et orienté

(PNMPO)

1997

1996

2004

2007

1er PDI

2003

Stratégie : Formation de l’industrie de microfinance via l’OSCIP et SCM.

2005

Stratégie : Contribuer avec les politiques sociales à renforcer l’articulation entre les divers acteurs de la société civile et le secteur public afin de promouvoir la réduction du coût du prêt au bénéficiaire final.

Stratégie : Promouvoir l’économie populaire à travers l’offre de ressources pour le microcrédit productif orienté visant la génération d’emploi et de revenu.

Total de prête à IMF (fonds)

US$ 26 millions

US$ 7,2 millions

US$ 42,24 millions*

* Cela est une projection jusqu’à 2009. Jusqu’à novembre de 2007, la BNDES avait financé US$ 19 millions.

L’augmentation du nombre d’IMF ou l’élargissement du programme proprement dit, ainsi que les faibles résultats de la majorité des OSCIP ont amené le gouvernement à repenser le système et trouver des moyens de garantir pour leur soutenabilité. Les autres objectifs sont :

  • Améliorer la performance des IMF, à travers le renforcement et le développement des leurs capacités d’auto-gérance et d’auto-organisation, visant l’expansion de leur marché et la réduction de leurs coûts opérationnels;
  • Rendre possible aux IMF l’accès à des technologies de microcrédit productif et orienté, visant leur renforcement, une performance plus efficace et leur soutenabilité.

Le but est également de leur offrir plus de standardisation afin de faciliter l’évaluation et la mesure de leur performance et d’améliorer l’échange d’information entre les IMF.

Pour mettre en œuvre les objectifs, un nouvel accord de coopération technique entre le gouvernement brésilien et la BID a été signé en 2007. Le PDI dispose de deux agents exécutifs : le MTE et BNDES. Lorsque le MTE s’occupe de la partie de standardisation et d’uniformisation d’informations et procédures, de l’assistance technique pour évaluer et mensure la qualité de la gestion des IMF et de la formation de cours de capacitation. Lorsque la BNDES offre une ligne de crédit pour moderniser la structure physique des IMF : nouveaux ordinateurs, motocyclettes, logiciels, meubles et équipement nécessaires pour améliorer l’ambiance pour recevoir mieux les clients, etc. Les valeurs du prêt varient de US$ 57 000 à US$ 284 000 et la BNDES exige une contrepartie de 25% de la valeur totale du projet. Ce qui signifie par exemple, que si une IMF a un projet d’expansion de son siège estimé en US$ 100 000 où il est prévu l’achat d’équipement (ordinateurs, téléphones portables, calculatrices, etc.) et mobiliers, la BNDES emprunterait US$ 75 000 tandis que l’IMF participerait à hauteur de US$ 25 000.

Quant au MTE, en mars de 2007, il a publié un appel d’offre pour contracter une entreprise spécialisée afin de mettre en œuvre un ensemble d’activités telles que l’élaboration d’un système comptable et financier et des mécanismes de contrôle standard qui serait utilisé par toutes les IMF, une étude approfondie et un diagnostic de la situation de la microfinance au Brésil. Par rapport aux cours de capacitation pour les IMF, ils ne seront destinés qu’au soixante dix d’entre elles qui afficheront de bonnes performances selon les critères établis par le MTE. Elles en bénéficieront gratuitement en participant d’entrainement et de cours de bonne gouvernance, gestion et méthodologie en microfinance. La mise en œuvre du PDI a pris du retard à cause de la plainte déposée par une entreprise perdante d’appel d’offre. À la fin de l’année, le MTE a décidé que les deux entreprises, la gagnante et la plaignante partageront l’exécution du projet. Les ressources de la BID proviennent du Fond multilatéral d’investissement, le FOMIN, crée en 1993 et destiné au renforcement des institutions financières pour les micro-entreprises. Actuellement, le FOMIN a déjà financé 450 projets dans toute Amérique latine et les Caraïbes.

5 – Conclusion

La démocratisation du crédit, ainsi que l’éducation et la santé, sont indispensable pour le développement durable d’un pays. L’accès aux services financiers n’est pas un besoin exclusif des classes aisées, au contraire, il peut beaucoup aider les moins favorisés à s’extraire de la pauvreté lorsque l’argent est bien employé. Face à cela, surtout au cours des dernières décennies, on a assisté à une vague de programmes de microfinance partout. Une industrie a été formée avec la participation de l’État, du secteur privé (notamment le secteur bancaire), des organismes internationaux d’aide au développement, des organismes multilatéraux et de la société civile à travers les ONG. En ce qui concerne ces dernières, malgré la croissance, l’expansion et une évolution vers leurs maturité, d’une manière générale, elles sont encore perçues comme vulnérables, pas assez structurées, peu fiables et à risque de recevoir des investissements.

Ainsi, les ONG de microfinance, pour avoir une dynamique qui ressemble à celle d’une banque commerciale, doivent professionnaliser leur gestion. C’est ici que l’aide au renforcement institutionnel est essentielle pour leur pérennité.

Dans le cas du Brésil, pays où la microfinance se développe lentement, le gouvernement a signé deux accords de coopération technique avec la Banque Interaméricaine de développement – BID pour la mise en œuvre du Programme de renforcement institutionnel – PDI. Le premier accord date de 1987 et le deuxième, dix ans après, en 2007. Dans le deux cas, la lenteur à mettre en œuvre les programmes est remarquable, sans doute aidée par une discontinuité au sein de l’administration publique.

Il est évident que le gouvernement veut privilégier les IMF les plus professionnelles vu que PDI se limite à 70 IMF (ONG ou coopératives de crédit). Une telle pratique pourrait bien creuser le fossé entre les IMF professionnalisées et les non-professionnalisées et même entraîner la disparition ou l’incorporation des IMF les plus faibles par les plus structurées.

Actuellement, des IMF internationales, comme l’américaine Finca et la hondurienne Finsol, sont en train de rentrer dans le marché brésilien augmentant ainsi la concurrence. Selon le rapport du Ministère du travail et d’emploi – MTE, le gouvernement est assez optimiste vis-à-vis de l’avenir de la microfinance. Avec la mise en œuvre du PDI et l’augmentation de la concurrence, on s’attend à une chute du taux d’intérêt, une plus grande offre de ressources pour les IMF, une amélioration des services rendus aux bénéficiaires finaux, une meilleur performance des IMF et, enfin, l’expansion de l’industrie.

6 – Bibliographie[36]

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6 – Site internet consulté

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http://www.mte.gov.br

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http://www.iadb.org/

http://www.villagebanking.org

http://www.finsolhn.com/


[1] CASSIS Y., 2006, Les Capitales du Capital : Histoire des places financières internationales, Genève, Éditions Slatkine. Page 32-36

[2] SASSEN S., 2001, The Global City. New York, London, Tokyo, Princeton

[3] Ce travail n’a pas pour objet de critiquer ni de juger l’efficacité de la micro-finance.

[4] SERVET, J-M., 2006, Banquiers aux pieds nus, Odile Jacob, Paris

[5] YUNUS M., 2003, Banker to the poor, New York, PublicAffairs – page 49-50

[6] SERVET J.-M., 2006, Banquiers aux pieds nus : la microfinance, Odile Jacob, Paris, page 377

[7] IRAM, 2003, La mesure d’impact des institutions de microfinance (IMF) : un état des lieux

[8] RHYNE (1998) et GULLI (1998)

[9] http://www.cgap.org/about/microfinance.html, date de la consultation : le 02/11/2007

[10] http://www.themfmi.org/about/results.php, consulté en 16/12/2007. Nombre de participants de cours et de conférences.

[12] Ces exemples sont de la DDC : http://www.intercooperation.ch/finance/download/case consulté en 16/12/2007

[13] Microbanking Bulletin, juillet 2003.

[14] En fait, la BancoSol est fruit de la Fundación para Promoción y el Desarrollo de la Microempresa (PRODEM), organisation non-gouvernementale d’appui financière aux micro-entreprises. En 1992, elle s’est devenue en une banque commerciale, la BancoSol. http://www.bancosol.com.bo/sp/historia.html, consulté le 17/12/2007.

[16] En 2006, le taux de croissance a été de 3,23% et la prévision pour 2007 est de 3,66%. Source : http://www.febraban.org.br/Arquivo/Destaques/destaque-proj_econ_setembro_2006.asp, consulté en 04/12/2007.

[17] Le taux de chômage en septembre a été de 9% , baisse par rapport aux dernières années, comme en mai de 2002, que le taux est arrivé en 20,4%. La moyenne mondiale, selon le rapport 2006 du BIT, est de 6,2%. http://www.ibge.gov.br/home/estatistica/populacao/trabalhoerendimento/pnad2007/tabsintese.shtm consulté en 05/12/2007

[19] BRUSCKY B., FORTUNA, J., 2002, Understanding the demand for microfinance in Brazil: a qualitative study of two cities, BNDES, Rio de Janeiro

[20] Rapport BID, Desarrollo de microfinanzas sostenibles, 2002, page 2. http://www.iadb.org/RES/index.cfm?fuseaction=externallinks.countrydata, consulté le 23/10/2007

[21] La Loi des OSCIP interdit les membres des conseils de ne recevoir aucun genre de rémunération sauf si on travaille directement dans l’OSCIP.

[22] A cette époque, l’Accion internationale s’appelait AITEC –

[23] BARONE F., LIMA P, DANTAS V., Introdução ao micrédito, 2002, Brasília, Conselho da Comunidade Solidária

[24] PNMPO – Programa Nacional de Microcrédito Produtivo e Orientado

[25] www.mte.gov.br « incentivar a geração de trabalho e renda entre os microempreendedores populares ».

[26] Parágrafo 2°, art. 1°, Lei 11.110

[28] PEREIRA A., 2007, Programa Nacional de micro crédito Produtivo Orientado: Descrição, resultados e perspectivas, Artigo apresentado no VI Seminário do Banco Central sobre Microfinança, em Porto Alegre.

[29] http://www.iadb.org/aboutus, consulté en 18/12/2007

[31] Argentine, Bahamas, Barbados, Belice, Bolivie, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Équateur, El Salvateur, Guatemala, Guyane, Haïti, Honduras, Jamaïque, Mexique, Nicaragua, Panama, Paraguay, Pérou, République Dominicaine, Suriname, Trinidad y Tobago, Uruguay et Venezuela.

[32] Allemagne, Autriche, Belgique, Croatie, Danemark, Slovénie, Espagne, Finlande, France, Italie, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Royaume Unis, Sweden et Suisse.

[33] On a opté en maintenir le sigle originale – PDI (Programa de Desenvolvimento Institucional)

[34] Ni le site de la BID ni de la BNDES ne mentionne combien d’IMF ont été bénéficié par le PDI ni combien d’argent a été octroyé. Ce qu’on sait ce que le transfert total a été insignifiante.

[35] Au cours des dernières années il y a eu une vague de nouvelles IMF : entre 1999 et 2002, il y a eu une augmentation de 55% et entre 2003 et 2004, 35%.

[36] Étant donné qu’il s’agit d’un cas récent et spécifique, la plupart des sources – rapports et données des institutions – ont été consultées sur les sites internet.

Responsabilidade Social das Empresas Brasileiras

Responsabilité sociale des entreprises brésilienne : Sont-elles vraiment responsable ?

Étude de cas : Entreprise Vale, Brésil

Daisy D’AQUINO FILOCRE

1- Introduction

Avec la mondialisation de l’économie et les pratiques néolibérales quasiment généralisées, le monde voit l’accroissement de la pauvreté entre les pays et entre les riches et pauvres d’un même pays[1]. L’État affaiblit autant que les organismes internationaux, ceux-là se montrent incapables de corriger les nombreux et sérieux dégâts provoqués par le capitalisme, soit sociaux, économiques et environnementaux, malgré les pressions de la société civile que, au fur et à mesure, cri plus fort.

Pourtant, même avant de cette dégradation sociale et environnementale actuelle, déjà dans la première partie du XIX siècle en Europe, multiples pensées et associations – syndicats, coopératives – ont été constituées ayant comme base l’aide mutuelle et le partage, autrement dit, la solidarité. L’économie sociale et solidaire – ESS a retrouvée sa force à partir des années 60 avec le faite du Welfare State[2].

C’est justement dans ce moment qui commence à rentre en scène les grandes entreprises avec un discours d’engagement pour la promotion du développement soutenable et de la solidarité, assurant à nous et aux générations futures un monde plus juste et meilleur à vivre. Et voilà la responsabilité sociale des entreprises – RSE, phénomène récent qui a mis en question le rôle que le deuxième secteur jouait auparavant. Limité en sa mission de produire bien ou service et de générer emplois – visant la maximisation du profit à tout prix –, actuellement, elles ont tâches habituels mais elles s’occupent également de leurs alentour. S’agit-t-il d’une nouvelle forme de croissance avec la démocratisation du capital ou de la philanthropie déguisée en nom du marketing? Jusqu’où la préoccupation avec son image vis-à-vis ses parties prenantes, et l’utilisation des concepts comme la bonne gouvernance, la transparence et l’éthique sont réelles ? Sont-elles de loups masquées de moutons ? C’est-ce qu’est possible les entreprises adopter un modèle de production proche aux principes de l’ESS ?

Ce travail propose essayer de trouver les réponses pour les questions au dessous en jetant un coup d’œil sur le Brésil pour savoir qu’est-ce que se passe dans ce pays qui, dernièrement, on aperçoit une mobilisation assez considérable de la société civile.

1.1- Brésil: sa formation socio-économique

« …. País tropical, abençoado por Deus e bonito por natureza… » Dit l’une des musique brésilienne que chante la beauté naturelle, la gaieté innée d’un peuple multicolore de ce pays jeune, tropical, de plage parasitique, de riche naturel, minérale… où habitent les gens ouverte, festives ; terre du football, de la samba, de la bossa-nova, du carnaval. Fameux pour son hospitalité, les migrants de plusieurs origines qui y sont arrivés au cours de son histoire ont été bien accueillis. Au fur et à mesure, les italiens, les allemands, les asiatiques[3], les arabes et ailleurs, se sont mélangés parmi ceux qu’y était déjà : les africains, les indigènes et les portugais qui, dans leurs tour, se sont mélangés parmi eux. Bref, avec ce mixte de culture et d’ethnicité, le Brésil s’est devenu connu comme un pays avec un peuple pacifique, (trop) tolèrent, où le gens s’attends tranquillement.

Mais, contradictoirement, l’image de ce même pays est toujours abîmée par le haut degré de la criminalité, par la injustice sociale, par le manque de respect au droits humains quand il s’agit de la classe moins favorisée. La corruption ainsi comme la faible crédibilité des institutions figurent aussi dans la presse mondiale. Le mot clef pour tout cela et d’autres problèmes autant difficile est : inégalité. Depuis sa découverte, l’inégalité socio-économique a été toujours présente dans l’histoire du Brésil.

Ancienne colonie portugaise, il a été découvert en 1500 et a conquit son Independence en 1822. A ce moment, on estime que la population était composée pour 1,3 millions de blanc contre 3,9 millions d’esclaves, c’est-à-dire, une relation de un blanc par 3 esclaves[4], que n’ont conquit leurs liberté qu’en 1888, à travers la loi.

Parallèlement, le pouvoir publique a toujours essayé d’amenuiser la différence entre les plus riches et le plus pauvres. Hélas, touts les efforts – les programmes générateurs d’emploi et revenu, les politiques de distribution ou transfert de revenu, d’entre autres – n’ont pas été capable d’amenuiser le fossé. Au contraire, le coefficient Gini des dernières décennies, plus particulièrement dans les années 1980 et 1990, s’est élevé. Les problèmes sociaux se sont aggravés, par conséquent, les taux de criminalité augmente et arrive à un niveau pareil d’un un pays conflit armé[5]. Auparavant restreinte aux quartiers les plus pauvres, la violence se répande vers n’importe où et touche les classes aisées. Plus puissantes que les moins favorisés, évidement, elles se réveillent ainsi comme l’État et les entreprises.

1.3 – L’État et l’ESS

En 1995, le gouvernement a crée le secrétariat exécutive do programme Communauté solidaire[6], où la proposition était de établir partenariat entre la société civil, les entreprises pour que, ensemble, ils mettraient en œuvre les divers projets de Développement local intégré soutenable – DLIS.

Après la transition de gouvernement en 2003, la Communauté solidaire a été supprimée et, en juin de la même année, on a fondée le Secrétariat national d’économie solidaire – SENAS[7] pour en suivre, lancer le programme d’économie solidaire en développement. Son but est « promouvoir le renforcement et la divulgation de l’économie solidaire, aux travers les politiques intégrées, visant l’engendrement de travail et revenu, la inclusion sociale et la promotion d’un développement juste et solidaire[8]. Le programme d’économie solidaire en développement est basé sur une restreinte partenariat entre le pouvoir public et la société civile (les ONG qui travaillent avec l’économie solidaire)[9].

En revanche, le Ministère du développement social et combattre à faim a invité les entreprises pour la mise en œuvre de ses programme – le plus connu est le « Fome Zero ». Les actions, elles sont plutôt similaires comme projets d’alphabétisation de jeunes et adultes, cours de capacitation, stimule à formations de coopératives de travail et assistance médicale communautaire.

2 – La Responsabilité sociale des entreprises

Pour comprendre meilleur l’action sociale des entreprises et son effective rôle dans la société, il est nécessaire d’aller à la fin du XIX lorsque le discours sur l’étique s’approche aux idées libérales. Les démocrates libéraux défendaient l’égalité de droit et d’opportunité à tous, ainsi comme la liberté pareille à tous les individus pour développer leurs capacités.

Néanmoins, seulement dans les années 1940, en Europe, qu’on a registré le premier signe de responsabilité social quand les entreprises anglaises ont mobilisés et contribué pour le bien-être de la communauté vis-à-vis leurs employés. A partir de la moitié des années 1960, aux États-Unis et à l’Europe – particulièrement France et Angleterre, une partie de la société a commencé à exigé des entreprises un comportement plus engagé aux troubles sociaux. En réponse aux mouvements sociaux et aux mobilisations pour les droits civiles assez fréquents à cette époque, divers entreprises américaines et européennes ont initié un sensible changement par rapport aux consommateurs, aux fournisseurs, aux employés et aussi à la matière-prima utilisée.

Dans les années 1970, quelques entreprises ont rendu compte de l’importance stratégique de faire connaître leurs actions. Donc, c’est pour cela que les bilans et les rapports sociaux ont été crées. Dans la décennie suivante, le concept de responsabilité sociale des entreprises a répandu ainsi comme la préoccupation sur l’environnement, surtout dans les États-Unis et Europe et, depuis les années 1990, des ONG comme Business for Social Responsibility (BSR), Social Accountability International (SAI)[10] et Accountability ont été fondées pour promouvoir les RSE et offrir appui aux entreprises.

2.1 – La RSE au Brésil

Au Brésil, la naissance et la diffusion de la RSE ont suivit la chronologie mondial. L’année de 1965 est considérée comme un marque historique quand l’expression « responsabilité sociale » a commence a circulé parmi les entrepreneurs d’État de São Paulo voie un document divulgué par l’Association des entrepreneurs chrétiens, appelé « la lettre des principes des entrepreneurs chrétiens » [11]. En fait, il agissait d’une tentative de sensibiliser les entrepreneurs vis-à-vis les problèmes sociaux et d’une invitation à une action hors la routine des entreprises.

Avec peu d’adhésion parmi les entrepreneurs, l’idée d’engagement des entreprises dans les problèmes sociaux n’a gagné force que pendant la deuxième partie des années 1970. Pourtant, la conjoncture politique nationale de cette période n’était pas de tout propice vu que le régime militaire voyait avec méfiance les actions « supplémentaires » des entreprises.

Avec la ré-démocratisation du pays et avec longue une récession économique, le discours sur un nouveau rôle des entreprises s’est consolidé et, depuis là, au fur et à mesure, la responsabilité sociale et environnemental ; la transparence et l’éthique des entreprises ; le travail bénévole le développement durable et sont devenu de sujets plus récurrents. Actuellement, les grandes entreprises ont fondé leurs instituts ou fondation qui s’occupent de RSE. On estime que 1.261 entreprises brésilienne, ou 35% du PIB national, aient politiques de RSE[12]. Parmi elles, 264 publient bilan social[13].

3 – Étude de cas: Vale

L’une de la plus grande entreprise productrice et exportatrice de mines et de métaux au monde, la Companhia Vale do Rio Doce, ou simplement Vale, est née en 1942 comme une entreprise étatique que, en 1997, s’est devenu privée. Aujourd’hui, elle compte avec 100 milles employés directs et non-directs en 11 États de la Fédération (des 26), 32 bureaux sur les 5 continents et un chiffre d’affaire de CHF 28,3 milliards en 2006[14]. Même avant sa privatisation, la Vale est connue pour avoir une importante influence sur les communautés dans lesquelles elle est présente.

Depuis le changement, la fondation Vale a été créée et, par conséquent, les projets sociaux – éducation des enfants et des jeunes, analphabétisme chez les adultes, inclusion d’informatique, art en générale : cours de chant, de divers instruments musicaux, de théâtre, appui à musée ; formation de coopérative de travail et de institution de microcrédit – et environnementaux – préservation et entrainement d’ère vert – ont été multipliés. Pour leurs exécutions, la Vale établit partenariat avec les municipalités et les ONG locales. Pour ses projets, elle a adressé une somme d’environ CHF 352,9 millions, ou 1,3% du chiffre d’affaire[15] ou 4,5% de sont profit en 2006 (CHF 7,9 milliards). Par rapport aux parties prenantes et la bonne gouvernance, la Vale est vue comme l’une des entreprises le plus sérieuses, transparentes et sensible aux ceux qui l’entour, surtout aux employés[16].

Malgré toute cette réputation, il a de dures critiques et accusation sur la pollution et le dégât environnemental causé par la Vale. Les mauvaises conditions de travail et, conséquemment, de santé des travailleurs de mines ont été dénoncées, également, par le syndicat. Dans les États du Pará et du Maranhão (situés à la région Nord, dans « l’entrée » de la forêt Amazonienne, l’uns des états le plus pauvres du pays), le plainte est que l’entreprise ne respecte pas les terres indigènes. Elle les envahit causant conflits et les emportant de maladies. Et encore, dans les villages où la Vale exploite les mines, il y a eu un appauvrissement de la population, tout à fait au contraire que dire ses rapports.

Néanmoins, la plus grande plainte est sa ré-nationalisation. Auparavant, l’orgueil du peuple brésilien, même après 10 ans de sa privatisation, 52% de la population, selon le journal Folha de São Paulo[17], sont pour l’annulation de la privatisation et pour la remonte d’État dans la direction de la Vale.

4 – Conclusion

Ce nouvel rôle des entreprises de s’occupent des affaires qui auparavant n’appartenaient qu’au État les aide à changer leurs image de méchants monstres exploiteurs de tout et de tous en nom d’un le plus haut profit. Jadis, « ennemie » d’État et de la société, aujourd’hui les firmes essaient le rapprochement. Beaucoup parmi elles s’auto-intitulent « social » (la Vale également), elles adoptent les principes de la bonne gouvernance donc les parties prenantes – y compris les employés – sont écoutés et respectés. La préoccupation sur l’environnement, elle est autant importante. Les entreprises emploient systèmes de production plus nette et autres procédures écologiquement correctes.

Ce n’est pas évident mesurer jusqu’au quel point les entreprises sont effectivement engagées à changer leurs façon de croissance traditionnelle pour un modèle de développement durable, fondé par la solidarité et la démocratie. Hélas, on observe un manque de cohérence entre leurs rhétoriques et leurs effectives actions ; une certaine arrogance de mettre en œuvre leurs projets internes et aux communautés. Pure philanthropie, pur marketing.

En réalité, malgré les contraintes croissantes de la société civile pendant les dernières années, la puissance des entreprises multinationales, surtout dans le pays en voie de développement, les permet de faire ce qu’elles veulent.

Au Brésil, il est pays d’énorme potentialité mais aussi qu’il y a de graves problèmes sociaux causés notamment par l’inégalité. Face à cela, au cours des deux dernières décennies, enfin, la société civile se devient plus active. Le gouvernement, plus sensibles aux troubles des moins favorisés, augmente le nombre de projets sociaux et crée un secrétariat d’état exclusif pour soutenir et stimuler la formation des projets d’économie sociale et solidaire. Quant aux entreprises, leurs valeurs et leurs attitudes sont encore loin du souhaitable.

La Vale est d’un exemple qui montre la difficulté des entreprises en adopter un modèle de croissance avec une attention majeur aux ses impacts sur leur entourage. Un développement durable exige une préoccupation avec la qualité des générations futures. Il faut qu’elles assument leur responsabilité face à la société. Évidemment, serait une utopie désirer que les entreprises capitalistes adoptent tous les préceptes de l’économie sociale et solidaire. Néanmoins, il faut croire qu’elles vont se réveiller et se devenir effectivement éthique et sociale.

5 – Bibliographie

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http://www.sa-intl.org/index.cfm?fuseaction=Page.viewPage&pageId=472

http://www.accountability21.net/default.aspx?id=54


[1] Rodrik – Banque Mondiale

[2] PACS, 2003, Economia Solidária no Fórum Mundial 2002, Instituto Políticas Alternativas para o Cone Sul – PACS, Rio de Janeiro

[3] La communauté japonais à São Paulo, dans le quartier Liberdade, est considérée la plus grande après cela du Japon.

[4] FREYRE G., 1974, Maitres et esclaves : la formation de la société brésilienne, Paris, Éditions Gallimard

[5] Selon le rapport d’UNESCO, le taux de mortalité par armé de feu est de 19,54 par 100 habitants autant que, par exemple, dans sa voisine, l’Argentine, le même taux est de 4,34.

[7] Il est vinculé au Ministère du travail et d’emploi – MTE -http://www.mte.gov.br/ecosolidaria/prog_default.asp

[8] Promove o fortalecimento e a divulgação da Economia Solidária, mediante políticas integradas, visando a geração de trabalho e renda, a inclusão social e a promoção do desenvolvimento justo e solidário”.

http://www.mte.gov.br/ecosolidaria/prog_apresentacao.pdf

[9] Récemment, le Secrétariat a fait une Atlas de l’économie solidaire au Brésil et on a récolté de informations intéressantes : le principal motif pour la création des EES est l’alternative au chômage (45%). Il y a plus que 1.250 millions de personnes engages en projets de ESS – les hommes représentes 64%. Le phénomène au Brésil est assez récent vu que la plupart ont initié leur activité dans les années 1990 avec une gravative expansion dans les derniers années. C’est dans la région Nord-ouest que les EES ont eu une majeure expansion. Selon 61% des EES, la majeure difficulté pour amener leurs affaires est la commercialisation de leurs produits, suivit de la difficulté pour accéder au crédit, pour 49% et, pour 27%, manque d’accompagnement et d’assistance technique.

[10] Son premier nom était Council on Economic Priorities Accreditation Agency – CEPAA.

[11] En portugais : “Carta de Princípios do Dirigente Cristão de Empresas”.

[12] Source Institut Ethos. Donnée de /2007. site !!!

[13] Source iBase . Donnée de 2004 site !!!

[14] Bilan 2006. R$ 46,7 milliards. Cotation 1CHF = R$1,652

[15] Bilan social, site !!!

[16] La Vale a conquit, d’entre plusieurs prix, le 2ème place de « l’entreprise la plus admirée du Brésil » et le 5ème place du « l’entreprise des rêves », par le magazine Carta Capital, en novembre 2006. Source : rapport Vale

[17] Mettre la source

Bem-vindos ao Orbi Microfinance!

… E assim, criou-se a microfinança e a pobreza foi extinta. É deste modo que a microfinança é ainda vista por algumas pessoas que insistem nessa fórmula simplista do setor. Certo, a microfinança é, sim, um importante meio de democratização dos serviços financeiros. Porém, sua operacionalização é, normalmente, bastante complexa e seus efeitos nem sempre são positivos, como mostram alguns estudos de impacto feitos pelo mundo afora.

Economia informal vs. políticas públicas

A informalidade no Brasil: Quais são as políticas públicas de apóio ao setor?

Introdução:

Juntamente com China, Rússia e Índia, o Brasil é considerado um dos países emergentes candidatos a se tornarem uma grande potência. Este mesmo país é frequentemente citado em relatórios de organismos internacionais ou organizações não-governamental quando o assunto é desigualdade social. Segundo o Relatório de 2006 do PNUD[1], o Brasil é o 10° país menos igualitário dentre 196 avaliados. Evidentemente, o país paga um alto preço por essa monstruosa concentração de riqueza. Um dos efeitos perversos que ela produz é o entrave no crescimento do país. Durante a década de 1980 – conhecida como a década perdida – até 2004, o Brasil houve um crescimento da renda per capita médio anual de apenas 0,4% enquanto que, entre 1950 e 1979, essa média foi de 5,4%[2]. O crescimento quase inexistente, ou mesmo a recessão, dos anos 80 e 90[3] somado ao fenômeno da globalização provocaram o um desequilíbrio entre o acumulo de capital financeiro especulativo e do capital direcionado para a produção. Como conseqüência, o país viveu o agravamento dos problemas sociais como o êxodo urbano, o aumento da violência, o desemprego, queda do nível salarial, aumento do setor informal[4]. Conforme dados do Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística – IBGE, se compararmos os índices do salário mínimo nacional de 1980 e de 2003, o trabalhador brasileiro teve uma perda de 50,9% do poder de compra e o desemprego aumentou 3,5 vezes mais.

Como meio de subsistência, o setor informal é a única opção encontrada para muitos “excluídos” do mercado de trabalho. O auto-emprego na maioria dos casos não é uma opção, mas sim, uma necessidade. Abaixo, há o quadro onde o Brasil se encontra em 10° lugar em empreendedorismo na pesquisa realizada em 2006 pela Global Entrepreuneurship Monitor[5], instituto fundado pela London Bussiness Scholl, com o objetivo principal de avaliar, acompanhar e comparar o nível de empreendedorismo de vários países. A pesquisa estima que haja 13,7 milhões de pessoas que se lançam como microempresários. Um outro dado importante é que, para cada pessoa que inicia um negócio por oportunidade, ou seja, por livre escolha, uma pessoa inicia por mera necessidade.

Ranking

País

TEI (%)*

N° de empreendedores (em milhões)

Peru

40,2

6,6

Australia

11,9

1,5

10°

Brasil

11,7

13,7

33°

Rússia

4,9

4,6

42°

Bélgica

2,7

0,18

* Taxa de empreendedorismo inicial

Em outra pesquisa sobre a informalidade no Brasil, finalizada em 2003 pelo IBGE[6], mostra que havia 4,9 milhões de micro e pequenas empresas devidamente formalizadas contra 9,1 milhões informais. Outras informações captadas pela pesquisa que nos ajuda a conhecer melhor o setor informal são as seguintes:

– 88% trabalham sós, sem empregar terceiros. Apenas 12% há até cinco empregos com carteira assinada ou não, e mesmo trabalhadores sem remuneração;

– O investimento inicial para dar início à atividade é, em média, de R$ 4.373,00[7] ;

– Apenas 7% dentre eles tiveram algum acesso a crédito bancário;

– A falta de clientes é apontada por 31% dos micro empreendedores como a maior dificuldade para dar continuidade ao seu negocio, seguindo da concorrência (25%), considerada como “muito forte”;

– O sexo masculino é o predominante: representam 64% da população ocupada.

Diante dos dados até aqui apresentados, este trabalho propõe conhecer ainda mais este setor que, estima-se, movimenta R$ 930 bilhões, ou 40% do PIB nacional[8]. Ele é visto como um

grande problema quando é citado como um impeditivo ao desenvolvimento do país. Além de haver um número considerável de pessoas sem proteção social, o que custa caro para os cofres públicos, estima-se que o Estado deixa de arrecadar em torno de R$ 1,3 bilhões de impostos por ano, segundo o Instituto de Pesquisa de Economia Aplicada – Ipea..

O principal objetivo desde trabalho é conhecer os principais programas e iniciativas do Estado de apóio ao setor – tanto financeiro quanto institucional, como cursos de formação em geral: quais são as atuais políticas do governo federal para ajudar aos micro empreendedores a sair da informalidade?

Formação socioeconômica do Brasil

Para compreender e analisarmos com mais clareza o fenômeno atual do setor informal, vale a pena voltarmos na história do país. Ex-colônia portuguesa, o Brasil conquistou sua independência em setembro de 1822. A formação da sociedade foi baseada em uma elite de branca, a qual detinha o poder econômico e político (sobretudo, após a proclamação da República, em novembro de 1889) e uma massa de escravos vindos da África para o trabalhos nos campos. Estima-se que na época da independência havia uma proporção de três escravos para um branco, ou 3,9 milhões de escravos contra 1,3 milhões de brancos[9]. Cedendo às pressões da Inglaterra, que queria ampliar seu mercado no Brasil, a abolição foi decretada apenas em 1888, uma das mais tardias abolições em todo o mundo. Como podemos constatar, a proibição da prática da escravagem é historicamente bastante recente. Ainda hoje, a diferença entre brancos e negros, a qual se confunde com a diferença entre ricos e pobres, é bastante expressiva no Brasil, apesar de toda a mistura étnica ocorrida. Os negros ainda formam o grupo de cidadãos mais desfavorecidos da sociedade.

Além dos escravos e a elite européia branca, havia também os indígenas, os primeiros habitantes do Brasil, com uma população estimada entre um milhão a um milhão e duzentos, na época do descobrimento[10].

Apesar da miscigenação das origens e das culturas a qual deu origem à “raça” brasileira, ela não foi capaz de amenizar a diferença gritante entre ricos e pobres. Como vimos mais a cima, a desigualdade é vergonhosa e, como podemos constatar, ela está enraizada na cultura brasileira.

Uma outra desigualdade bastante acentuada no Brasil é a regional. A sudeste (em azul no mapa) é a região com a maior concentração de riqueza do país, sobretudo o estado de São Paulo que, em 2004, seu PIB correspondia a 42% do nacional. A explicação para esse fato está justamente na forma que o processo de industrialização foi estabelecida.

Setor informal

Quando se trata de economia, o termo “informalidade” está quase sempre ligado a problemas de vários gêneros: baixa produtividade, empregados mal remunerados ou sem nenhum tipo de remuneração, trabalhadores sem proteção social, concorrência injusta em relação às empresas formalizadas, excessiva regulamentação estatal, fora da Lei e, até mesmo, comercialização de produtos ilegais. Realmente, ela está diretamente relacionada a países em desenvolvimento, onde há excedente de mão-de-obra de baixa qualificação e, portanto, barata, e onde o nível de burocracia é tão elevado que desencoraja a legalização do pequeno negócio.

A prática de vender ou comercializar produtos nas ruas – seja como comércio ambulante ou em feiras construídas pelos comerciantes – as ou oferecer serviços sem licença, sem pagar impostos ou sem emitir documentos fiscais, é bastante antiga e comum em todos os países. Mas, foi apenas nos anos 70 que o termo “setor informal” nasceu. Na verdade, atualmente existem várias denominações e definições. O Bureau Internacional do Trabalho – BIT, durante a Conferência Internacional do Trabalho de junho de 2002, resolveu substituir a expressão “setor informal” para “economia formal” a qual dá a seguinte definição: ‘All economic activities by workers and economic units that are – in law or in practice – not covered or insufficiently covered by formal arrangements. Their activities are not included in the law, which means that they are operating outside the formal reach of the law; or they are not covered in practice, which means that – although they are operating within the formal reach of the law, the law is not applied or not enforced; or the law discourages compliance because it is inappropriate, burdensome or imposes excessive costs’[11].

Os dois lados da economia informal

Ela pode ser vantajosa tanto para o micro empreendedor como para o Estado ou desvantajoso para ambos. Isso vai depender dos interesses de ambas as partes. Como principais pontos positivos, podemos citar:

– Para os trabalhadores, principalmente os jovens e os mais velhos, que têm imensa dificuldade em encontrar um trabalho seja por falta de experiência, seja por excesso de idade, são absorvidos na economia informal com maior facilidade;

– Para as mulheres, igualmente, quando são mães de família, pode ser vantajoso quando o trabalho há uma certa flexibilidade e, assim, elas podem conciliar as responsabilidades juntos aos filhos. Normalmente, as empresas têm preferência em contratar mulheres sem filhos;

– Para os micro empreendedores satisfeitos com o tamanho de seu negócio e que não pretendam crescer. Eles possuem uma margem de lucro normalmente 18% a mais que as empresas formais[12].

Como principais aspectos negativos, enumeramos:

As famílias envolvidas em atividades não formalizadas, ou melhor, teoricamente não existentes aos olhos do Estado, possuem um grau de vulnerabilidade com relação à proteção social. Em sua maioria, seus membros não recolhem impostos nem contribuem para o sistema de Previdência Social, o que lhe impedem de terem direito à aposentadoria por idade ou por invalidez ou outros direitos correlacionados à segurança no trabalho;

– O trabalho precário sempre este ligado à informalidade. Empregados sub-remunerados, más condições de trabalho e direitos trabalhistas desrespeitados, por exemplo, não são raros na informalidade;

– A baixa produtividade é outra característica fortemente atribuída ao setor informal devido ao baixo nível do capital social empregado. Com isso, o crescimento das microempresas fica comprometido o que acaba provocando um ciclo vicioso, onde se permanece estagnado, não conseguindo progredir, fenômeno descrito em Poverty Reduction and Growth: Virtuous and Vicius Circles (Perry et al. 2006);

O desrespeito e a transgressão à legislação pertinente, de alguma maneira, enfraquecem a legitimidade das instituições legais.

A informalidade no Brasil

O comércio nas ruas nunca foi uma novidade para os brasileiros. Após a abolição da escravatura, vários antigos escravos vendiam o que podiam para se sustentarem[13]. Mas, é a partir dos anos 80 que o setor informal ganhou novos “adeptos”, vítimas do baixo crescimento econômico que levou ao achatamento do nível de vida da população e o desemprego. Conforme uma pesquisa do Instituto de Pesquisa Econômica e Aplicada – Ipea, a taxa de desemprego da população economicamente ativa nas principais regiões metropolitanas[14] aumentou 56,2%, passando de 6,4% em 1993 para 10% em 2003. Em maio de 2002, o Brasil conheceu a taxa mais elevada dos últimos tempos: 20,4%. E, em setembro último, ela ficou em 9%, a mais baixa desde 2002[15]. O estudo feito pelo IBGE, onde mapeia a economia informal urbana, já mencionado anteriormente, identificou a geração de postos de trabalho das microempresas “não-agrícola” informais. Verificou-se um crescimento de 10% entre 1997 e 2003. Em 1997, 99% das empresas com até 5 empregados faziam parte do setor informal, proporção que, em 2003, foi de 98%, indicando um pequeno aumento na proporção de microempresas formalizadas. No Brasil, em outubro de 2003, existiam em torno de 10,3 milhões de microempresas informais que ocupavam 13,8 milhões de pessoas, incluindo trabalhadores por conta própria, pequenos empregadores, empregados com e sem carteira de trabalho assinada, além dos trabalhadores não-remunerados. “Verificou-se uma variação de 9% no número de empresas informais, enquanto o crescimento dos postos de trabalho nelas existentes cresceu 8% em relação à pesquisa anterior”[16].

Evolução dos pequenos empreendimentos na área urbana – Brasil – 1997/2003

Fonte: IBGE, Economia Informal Urbana 1997-2003.

A morte prematura das microempresas formalizadas

Um grande problema para as microempresas que se formalizam é justamente sua sobrevivência. O número de empresas que fecham suas portas após apenas um ano de funcionamento é algo assustador, como mostra o quadro abaixo, extraído de uma pesquisa realizada em 2004, encomendada pelo Serviço Brasileiro de Apóio às Micro e Pequenas Empresas – SEBRAE[17]. A porcentagem média dos três anos estudados é de 55,23%, ou seja, mais da metade das microempresas que se formalizam não conseguem dar continuidade às suas atividades.

Mortalidade das microempresas após um ano de atividade

Ano de constituição

N° de empresas que encerraram as atividades

%

Perda de ocupação

2002

219.905

49,4

684.956

2001

276.874

56,4

705.125

2000

275.900

59,9

924.202

Fonte: SEBRAE / Fundação Universitária de Brasília – FUBRA

As principais razões do insucesso apontadas pelos proprietários estão relacionadas a causas econômicas e mercadológicas: falta de capital de giro, falta de clientes, problemas financeiros, clientes maus pagadores, falta de crédito bancário e, um motivo exogêneo citado é a situação instável da economia do país. E, com tudo isso, o prejuízo é grande para o país que, segundo a estimativa do estudo, foram 2,4 milhões de trabalhadores que perderam seus empregos o que contabiliza uma despesa de R$ 19,8 bilhões.

Para as empresas que conseguem dar continuidade às suas atividades, as principais dificuldades para se manterem no mercado são as seguintes: carga tributária elevada, falta de capital de giro, concorrência das grandes empresas que possuem preços mais competitivos e a dificuldade em encontrar mão-de-obra qualificada.

Tanto para as microempresas extintas quanto para as em atividade, as demandas são as mesmas: ter maior disponibilidade de crédito direcionado às micro e pequenas empresas, com condições especiais, como juros baixos e prazos maiores; a desburocratização para a formalização da empresa é a segunda reivindicação conjunta, seguida do pedido de haver um tratamento tributário diferenciado, proporcional ao tamanho e rendimento das empresas.

Políticas públicas de apóio ao setor informal

Diante de todos as fragilidades, carências e demandas do setor cabe ao Estado intervir através de políticas e programas no sentido de favorecer a formalização das empresas sem que, para isso elas tenham que pagar um alto preço. As iniciativas governamentais[18] tomaram maior forma coincidentemente com o fortalecimento do setor, ou seja, nos anos 80. Porém, mesmo na década de 70 começaram a surgir programas de combate ao subemprego nas regiões urbanas, época de forte êxodo rural. Houve igualmente programas regionais, onde a incidência do desemprego e do subemprego era – e ainda é – maior, como é o caso da região Nordeste. A Superintendência do Desenvolvimento do Nordeste – SUDENE através do governo federal e em parceira com os governos locais da região do Nordeste, criou PATRA (Programa de Apóio ao Trabalhador autônomo de Baixa Renda). Como o próprio nome enuncia, ele tinha como objetivo atender às várias categorias de trabalhadores autônomos dando-lhes orientações e suporte para reinserí-los no mercado de trabalho. As críticas feitas aos programas desta época são com relação à visão de curto termo do governo que via a informalidade como um acontecimento passageiro[19].

Na década de 80, começaram a ser criados diversos programas com uma abordagem mais ampla e social e não como simples políticas de emprego, como na década precedente. Além dos programas de governo (Programa de Apoio a Unidades Produtivas; Secretaria de Ação Comunitária; programas dos organismos financeiros: Caixa Econômica Federal e Banco do Brasil), as organizações não-governamentais também começaram a atuar em prol do apoio à informalidade.

Os anos 90 foi marcado por grandes movimentos sociais contra a pobreza[20] que mobilizou sindicatos de trabalhadores e patronais, várias ONG, grupos religiosos e até mesmo as grandes empresas que começaram a praticar a responsabilidade social. Foi no governo do presidente Fernando Henrique Cardoso que os programas voltados para o setor informal tomaram uma forma estratégica. São três, as principais iniciativas:

1) Em 1995 foi criado o “Comunidade Solidária” que, numa parceira com a sociedade civil, reunia diversos programas de economia solidária, com destaque ao micro crédito. Após a transição de governo em 2001, a Comunidade foi extinta;

2) O Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social – BNDES havia dois programas destinados aos informais: o BNDES-Trabalhador e o BNDES-Solidário igualmente extintos;

3) O Ministério do Trabalho e Emprego – MTE lançou o Programa de Emprego, Trabalho e Renda – PROGER que oferece uma gama de financiamentos para micro empreendedores. Ainda em pleno vigor, ele é um dos programas de maior importância do MTE, como vermos mais a diante.

Em resumo, o governo buscou apoiar o setor informal oferecendo linhas de crédito de naturezas distintas e, no caso da Comunidade Solidária, outra característica é a participação mais próxima da sociedade civil.

Atuais programas de Governo

Nos últimos anos, os programas de geração de trabalho e renda tomaram um destaque ainda maior nas metas de governo, como é o caso, por exemplo, do programa de micro crédito. O atual governo assumiu comando em 2002 e, em 2005, o Presidente Lula foi reeleito para um mandato que vai até 2010. Portanto, alguns projetos são relativamente recentes e muitos de seus impactos ainda não foram mensurados. Os dois grandes órgãos governamentais responsáveis pelos programas são os Ministérios do Trabalho e Emprego – MTE e o Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social – BNDES. O MTE funciona como órgão executivo enquanto o BNDES é o grande agente financiador. O objetivo comum e geral é justamente a geração de trabalho e renda.

Há também programas de transferência de renda, que embora não seja direcionado ao setor informal, como é o caso do Fome Zero que tornou-se conhecido mundialmente e que visa o combate à pobreza, acabam tendo algum tipo de impacto no setor, como por exemplo, o ganho de poder de comprar da população pobre. Esses programas são de responsabilidade do Ministério de Desenvolvimento Social e de Combate à Fome. Para a execução dos programas, o governo firmou parcerias com sociedade civil e com o setor privado.

Programas sob a tutela do MTE

– Programa Nacional de Microcrédito Produtivo e Orientado – PNMPO

Apesar do grande número de clientes potenciais para o micro crédito existentes no Brasil (em torno de 6,95 milhões), os clientes ativos em 2003 eram apenas 402 mil. Ao lado da Argentina, México e Venezuela, o desempenho nacional é um dos piores da América Latina, como demonstra o gráfico abaixo:

Grupo 1: Bolívia, El Salvador, Honduras, Nicarágua

Grupo 2: Chile, Colômbia, Costa Rica, República Dominicana, Guatemala, Equador, Peru, Paraguai

Grupo 3: Argentina, Brasil, México, Venezuela

Criado em novembro de 2004, o PNMPO tem como objetivo geral de “disponibilizar recursos para o micro crédito produtivo orientado” [21] ao micro empreendedores. Ele também oferece apoio técnico às instituições de micro crédito – IMF com o intuito de fortalecê-las institucionalmente.

Sob a subordinação do Ministério de Trabalho e Emprego – MTE, o Programa financia as IMF e elas, por sua vez, repassam aos clientes finais os recursos que vão de R$ 200,00 a R$ 10.000,00[22]. Hoje são 238 IMF habilitadas a receberem o apoio financeiro e institucional. Elas estão presentes em 1.863 municípios brasileiros, assim distribuídos por região[23]:

Região

N° de municípios

Sul

735

Nordeste

622

Sudeste

375

Norte

72

Centro-Oeste

59

Total

1.863

Segundo números do MTE, em 2006, foram atendidos 828,8 mil clientes finais (o relatório não menciona qual a porcentagem dos clientes informais), 75% dessas operações foram realizadas na região Nordeste e 62% dos clientes eram mulheres.

Mesmo que o PNMPO haja indiretamente com os micro-empreendedores informais, até o momento, não foi feito nenhum estudo sobre dos seus impactos sobre o setor informal. Apesar de haver três anos de criação, sua implementação foi bastante lenta. As perspectivas do governo são positivas para os próximos anos. O tendência é que o MTE se dedique mais em direção ao fortalecimento das IMF, como por exemplo, oferecendo cursos de formação para os todos os atores do micro crédito, desde membros dos conselhos (governança institucional) até os agentes de crédito. O grande agente financiador das IMF é o BNDES, como veremos a seguir.

PROGER

Como mencionado a pouco, ele é forma um conjunto de linhas de crédito destinado a quem quer iniciar ou aumentar seu próprio negócio, com o objetivo de gerar e/ou manter postos de trabalho. O PROGER é uma “família” de linha de crédito estimula a formalização das micro e pequenas empresas e, o mais interessante é que, uma das condições para a concessão do financiamento, “Os empregadores beneficiários das linhas de crédito financiadas com os recursos de que trata esta Resolução deverão contratar preferencialmente jovens de 16 a 24 anos e adultos acima de 40 anos”[24]. A família PROGER é composta pelo PROGER rural (PROGER piscicultura); PROGER urbano (PROGER exportação, PROGER turismo, Novo empreendedor). As taxas de juros são diferenciadas[25] e os agentes financeiros são apenas os banco federais.

– Programa Nacional de Estímulo ao Primeiro Emprego

Instituído em 2003, seu público-alvo são jovens entre 16 a 24 anos, desempregados ou trabalhando no setor informal, de baixo nível de escolaridade e provindos família de baixa renda. O programa propõe investir na qualificação desses jovens e fazer a intermediação entre eles e as empresas as quais celebraram convênio com o governo. Segundo o MTE, 809.080 jovens já participaram de cursos de qualificação, mas não indica o número deles que conseguiram um novos emprego.

Programas sob a responsabilidade do BNDES

– Programa de micro crédito

Respeitando os preceitos do PNMPO, o BNDES tem o papel do agente financiador do programa, repassando recursos para as IMF que, por sua vez, repassa para as microempresas informais e informais em forma de micro crédito. Em operação desde 2003, o Programa liberou um total de R$ 27 milhões e 18,6 mil micro empreededores foram atendidos, sendo que 95% são do setor informal.

– Programa de Apoio à Consolidação de Empreendimentos Autogestionários

Apesar de não ser direcionado ao setor informal da economia, este programa tem como objetivo combater o desemprego apoiando “a recuperação de empresas do setor industrial, mediante financiamento à implantação e à consolidação de empreendimentos autogestionários formados a partir de situações de falência ou fechamento de unidades produtivas”[26].

O banco financia “organizações produtivas” que são geridas pelos próprios trabalhadores. Normalmente, tratam-se de empresas com a falência decretada e que os trabalhadores assumem o comando de forma participativa e democrática, numa tentativa de salvar a empresa e, consequentemente, seus empregos.

Programa de Apoio ao Fortalecimento da Capacidade de Geração de Emprego e Renda (Progeren)

Trata-se de um programa de curto prazo, com apenas um ano de vigência e que visa fomentar a produção de empresas – micro, pequenas e médias – localizadas em municípios onde há maior aglomeração industrial. Com o aumento na produção via o financiamento de capital de giro, a lógica do programa é que ocorrerá elevação na oferta de emprego e da massa salarial. Sua vigência termina em dezembro de 2007[27].

Programas de governo de combate à exclusão social

– Fome Zero

A grande vedete do governo do presidente Lula, o Fome Zero foi concebido com a missão de erradicar a fome e a exclusão social no país. Conforme os dados de 2001 do PNAD, existem 11,2 milhões de famílias em situação de exclusão social. O preceito primário do programa é: “criar condições de educação e de saúde, estabelecer políticas de geração de emprego e renda e estimular programas de desenvolvimento sustentável no campo e nas cidades”[28].

– Bolsa Família

Integrante do Fome Zero, o Bolsa Família é um programa de transferência de renda. Família pobres (mesmo miseráveis), de renda que vai até R$ 100,00 são inscritas para receber uma ajuda que vai de R$ 15,00 a R$ 95,00 por cada integrante da família, por mês. Como condição, as crianças e adolescentes devem freqüentar a escola, e seus cartões de vacinação devem estar em dia.

– Programa Erradicação do Trabalho Infantil (PETI)

Através de parcerias com a sociedade civil e governos municipais e estaduais, o PETI tem como finalidade erradicar o trabalho infantil – crianças entre 7 e 15 anos. A família beneficiária recebe a “Bolsa Criança Cidadã”, no valor de R$ 40,00 por mês se responsabilizando em enviar as crianças à escola ao invés do trabalho.

Serviço Brasileiro de Apoio às Micro e Pequenas Empresas – SEBRAE

Embora sua gestão seja desvinculada do poder público, o SEBRAE trabalha em consonância e em colaboração com as políticas governamentais. Criado em 1972[29], ele é uma sociedade civil, sem fins lucrativos, “prestador de serviço social autônomo, criado para fomentar o desenvolvimento no âmbito das micro e pequenas empresas industriais, comerciais, agrícolas e de serviços”[30]. Sem dúvida, é a maior empresa brasileira em apoio às empresas de pequeno porte e às informais. São promovidos principalmente cursos de capacitação, feiras de negócios onde as empresas comercializam entre elas; facilitam o acesso ao crédito através de convênios com bancos que possuem linhas de crédito para as MPE e informais. O Sebrae está presente em todas as capitais do país e no Distrito Federal e conta com 600 escritórios de atendimento.

O Sebrae é mantido por repasses do governo Federal, das empresas privadas e por orçamento próprio. Ele atua em todos os setores da economia: comércio, serviços, agronegócios, indústrias e artesanato. Ele é responsável por diversos estudos e pesquisas o que faz se tornar a maior organização nacional especializada em MPE e do setor informal. Um das suas políticas é justamente dar suporte para que a MPE seja auto-sustentável com o aumento da produtividade e ajudar às microempresas informais a se formalizarem. Evidentemente, implicitamente, sua finalidade é a geração de emprego e renda.

Por iniciativa do Sebrae, foi elaborada a Lei Geral das Micro e Pequena Empresa que, dentre várias ações em prol dos pequenos negócios, a unificação dos impostos federais, estaduais e municipais, é uma das mais bem-vindas.


Lei Geral das Micro e Pequena Empresa

A Lei Geral, aprovada em novembro de 2006, além de ajudar no fortalecimento as empresas de pequeno porte, ela almeja:

“- Combater à pobreza pela geração de trabalho, emprego e melhor distribuição da renda;

– Reduzir da informalidade na contratação de mão-de-obra e fortalecimento do tecido social e econômico do País;

– Interiorizar do desenvolvimento pela promoção das iniciativas locais e dos arranjos produtivos;

– Incrementar da atividade produtiva nacional, com conseqüente ampliação de oportunidades e da base de arrecadação de impostos;

– Simplificar, desburocratização e justiça fiscal, os grandes eixos e objetivos visados pela proposta de Reforma Tributária”.[31]

Várias associações e cooperativas representantes das MPE e do setor informal de todos os Estados da Federação foram convidadas para participar de sua elaboração, justamente para que a Lei fosse formatada baseada em suas reivindicações. Os principais tópicos das discussões eram: implementação de um sistema tributário diferenciado, facilitação ao acesso à tecnologia, ao crédito, ao sistema judiciário, a novos mercados; apoio à exportação, redução de burocracia em geral e, sobretudo, simplificação na abertura de uma empresa. Portanto, a Lei é composta por todos esses tópicos, o que promete uma grande vitória para o micro empreendedor formal ou informal, o que pode ser considerado como seu novo marco legal.

Conclusão

Evidentemente, não se pode atribuir ao setor informal toda a responsabilidade pelo o entrave no crescimento econômico e social brasileiro. Sua existência tal como é, ao contrário, é uma conseqüência de uma conjuntura cultural e econômica preestabelecida somado à incapacidade do Estado em vencer os obstáculos econômicos e sociais. Sempre relacionada a uma característica particular da América Latina, a economia informal ganha dimensões ainda maiores quando se trata do Brasil, país mais populoso dentre os outros. O impacto do setor na economia não pode ser negligenciado – apesar da vulnerabilidade do setor, ele é um grande absorção de mão-de-obra pouco ou não-qualificada, alternativa para os desempregado e, consequentemente, geração de renda – e é por isso, que a cada vez mais, o governo está mais atento e disposto a apoiar os micro empreendimentos.

As iniciativas não são poucas, mas ainda não respondem às demandas dos microempresários como, por exemplo, a facilitação na abertura de uma empresa, impostos diferenciados, oferta de crédito com condições especiais. O programa que parece atender às suas reivindicações é o PNMPO, ou seja, o programa de micro crédito. Ainda é cedo para avaliar seus resultados mesmo porque ainda não foi gerado nenhum relatório que nos dê uma idéia de sua eficacidade.

Ao assumir o poder, o presidente Lula tinha como meta criar 10 milhões de novos postos de trabalho[32]. Estudos confirmam que são as microempresas responsáveis pela oferta de postos de trabalho, como é o caso de um do IBGE que revela que, entre os anos de 1995 e 2000, 96% dos postos de trabalho foram criados justamente por elas (empresas de até 100 funcionários). E, por isso, para cumprir sua promessa de campanha, não há outra alternativa que fortalecer as microempresas formalizadas ou não.

Como foi visto, a maior autoridade nacional em micro e pequena empresa é o Sebrae, que é mantido pelo Estado e pelo setor privado. Seu papel é de fundamental importância, o que nos leva a pensar que, sem a existência dele, a situação da informalidade poderia estar em patamares preocupantes. A iniciativa da Lei Geral das Micro e Pequenas Empresas veio do Sebrae e promete uma revolução para o setor informal. Ainda em fase de regulamentação e com previsão de entrada em vigor a partir de 2008, ela vai aliviar consideravelmente a carga tributária, simplificar as relações trabalhistas, facilitar o acesso a inovações e a novas tecnologias e desburocratizar a formalização das empresas informais. Ou seja, ela vai combater a mortalidade e estimular o nascimento de novas microempresas formais.

Diante desta nova perspectiva e deste grande avanço para a economia, o clima é de otimismo para os próximos anos.

Bibliografia:

CAMELIAU C. (dir.), 1996, L’économie à la recherche du développement : une crise d’une théorie, violence d’une pratique, Collection Enjeux, Presse Universitaire de France, Paris

CARDOSO F.H., FALETTO E., 1978, Dépendance et développement en Amérique latine, Paris, Presses Universitaires de France

FREYRE G., 1974, Maîtres et esclaves : la formation de la société brésilienne, Paris, Gallimard

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CORDONNIER R., 1987, Tertiaire informel brésilien, in Secteur non-structuré : contributions, Amira, Paris

PERRY G.E., MALONEY W.F., ARIAS O.S., 2007, Informality: exit and exclusion, Washington, World Bank for Latin America and Caribbean, The World Bank

SOTO H., GHERSI E., GHIBELLINI M., 1994, L‘autre sentier : la révolution informelle dans le tiers monde i et l’Institut Liberté et démocratie ; Paris : Collection La Découverte

THEODORO M., 2000, As Bases da Política de Apóio ao Setor Informal no Brasil, IPEA, Brasília

TREBILCOCK A., 2005, Decent work and the informal economy, United Nations University, New York

Estratégias de sobrevivência no Mercado de trabalho Brasileiro, 1993, FASE/PIC, Rio de Janeiro


[2] Como base se referência, em 2006 a taxa de crescimento do PIB foi de 3,23% e a expectativa para 2007 é de 3, 66%. Fonte: http://www.febraban.org.br/Arquivo/Destaques/destaque-proj_econ_setembro_2006.asp, consultado em 04/12/2007.

[3] A falta de crescimento dos anos 80 é atribuída principalmente à forte intervenção de Instituições Bretton Woods e seus plano de ajustamento estruturais. Já os anos 90 houve ocorrências endogêneas (ainda pressões do Fundo Monetário Internacional com o início da política de privatização das empresas públicas) e exogêneas (crise em outros países, como a crise do México, da Rússia, dos tigres asiáticos, que intervieram negativamente na economia brasileira). A crise da Argentina, em 2002, foi a que mais afetou os investimentos externos.

[4] Apesar de todas as dificuldades no campo econômico e uma desigualdade persistente (coeficiente GINI praticamente o mesmo durante 30 anos: 0,58) o Brasil conseguiu melhorar alguns indicadores sociais como a expectativa de vida (71,3 anos), taxa de analfabetismo (13,3%) e IDH (0,8 em 2006).

[6] Pesquisa intitulada como o Mapa da Economia Informal Urbana feita entre os anos de 1997 e 2003, levou-se em consideração a unidade econômica e não o trabalhador individual ocupado. As cidades escolhidas para o estudo foram: Belém, Fortaleza, Recife, Salvador, Belo Horizonte, Niterói, Rio de Janeiro, São Paulo, Curitiba, Porto Alegre e Goiânia.

[7] O correspondente a 2.728 CHF (em 04/12/2007 – 1CHF = 1,603)

[8] Fonte: http://www.mckinsey.com/ consultado em 06/12/2007

[9] FREYRE G., 1974, Maîtres et esclaves, Éditions Gallimard, Paris

[10] Atualmente, calcula-se que exista menos de 100 mil índios. Fonte: SANTILLI M., 2000, Os Brasileiros e os índios, Editora Senac, São Paulo

[11] TREBILCOCK A., 2005, Decent work and the informal economy, United Nations University, New York

[12] SOTO H., L’autre sentier : la révolution informelle dans le tiers monde, Éditions La Découverte, Paris – página 54.

[13] Maîtres et esclaves, página 248-249

[14] Rio de Janeiro, São Paulo, Porto Alegre, Belo Horizonte, Recife, Salvador.

[16] IBGE, 2005, Economia Informal Urbana 2003, IBGE, Rio de Janeiro – página 22

[18] Apesar de existir vários programas estaduais de apóio ao setor informal, este trabalho será restrito aos de âmbito federal.

[19] THEODORO M., 2000, As Bases da Política de Apóio ao Setor Informal no Brasil, IPEA, Brasília.

[20] A campanha de maior impacto foi guiada pelo sociólogo Herbert de Souza. Chamada “Ação da Cidadania contra a Fome, Miséria e pela Vida”, ele conseguiu reunir a sociedade civil empresas e o governo em coletas de donativos para a população carente.

[21] Parágrafo 2°, art. 1°, Lei 11.110

[23] PEREIRA A., 2007, Programa Nacional de micro crédito Produtivo Orientado: Descrição, resultados e perspectivas, Artigo apresentado no VI Seminário do Banco Central sobre Microfinança, em Porto Alegre.

[25] O juros são baseados na TJLP – Taxa de Juros a Longo Prazo, índice oficial de menor valor que está em 6,25% ao ano.

[28] http://www.fomezero.gov.br/ consultado em 11/12/2007

[29] De 1972 a 1989, se chamava Cebrae e tinha uma atuação bastante restrita. Porém, somente em 1990 que o modelo Sebrae, vigente até hoje, foi concebido.

[31] http://www.leigeral.com.br/, consultado em 10/12/2007

[32] Segundo o site oficial do governo, são “postos de trabalho”, e não emprego. http://www.brasil.gov.br/governo_federal/Plan_prog_proj/ Consultado em 11/12/2007