Responsabilidade Social das Empresas Brasileiras

Responsabilité sociale des entreprises brésilienne : Sont-elles vraiment responsable ?

Étude de cas : Entreprise Vale, Brésil

Daisy D’AQUINO FILOCRE

1- Introduction

Avec la mondialisation de l’économie et les pratiques néolibérales quasiment généralisées, le monde voit l’accroissement de la pauvreté entre les pays et entre les riches et pauvres d’un même pays[1]. L’État affaiblit autant que les organismes internationaux, ceux-là se montrent incapables de corriger les nombreux et sérieux dégâts provoqués par le capitalisme, soit sociaux, économiques et environnementaux, malgré les pressions de la société civile que, au fur et à mesure, cri plus fort.

Pourtant, même avant de cette dégradation sociale et environnementale actuelle, déjà dans la première partie du XIX siècle en Europe, multiples pensées et associations – syndicats, coopératives – ont été constituées ayant comme base l’aide mutuelle et le partage, autrement dit, la solidarité. L’économie sociale et solidaire – ESS a retrouvée sa force à partir des années 60 avec le faite du Welfare State[2].

C’est justement dans ce moment qui commence à rentre en scène les grandes entreprises avec un discours d’engagement pour la promotion du développement soutenable et de la solidarité, assurant à nous et aux générations futures un monde plus juste et meilleur à vivre. Et voilà la responsabilité sociale des entreprises – RSE, phénomène récent qui a mis en question le rôle que le deuxième secteur jouait auparavant. Limité en sa mission de produire bien ou service et de générer emplois – visant la maximisation du profit à tout prix –, actuellement, elles ont tâches habituels mais elles s’occupent également de leurs alentour. S’agit-t-il d’une nouvelle forme de croissance avec la démocratisation du capital ou de la philanthropie déguisée en nom du marketing? Jusqu’où la préoccupation avec son image vis-à-vis ses parties prenantes, et l’utilisation des concepts comme la bonne gouvernance, la transparence et l’éthique sont réelles ? Sont-elles de loups masquées de moutons ? C’est-ce qu’est possible les entreprises adopter un modèle de production proche aux principes de l’ESS ?

Ce travail propose essayer de trouver les réponses pour les questions au dessous en jetant un coup d’œil sur le Brésil pour savoir qu’est-ce que se passe dans ce pays qui, dernièrement, on aperçoit une mobilisation assez considérable de la société civile.

1.1- Brésil: sa formation socio-économique

« …. País tropical, abençoado por Deus e bonito por natureza… » Dit l’une des musique brésilienne que chante la beauté naturelle, la gaieté innée d’un peuple multicolore de ce pays jeune, tropical, de plage parasitique, de riche naturel, minérale… où habitent les gens ouverte, festives ; terre du football, de la samba, de la bossa-nova, du carnaval. Fameux pour son hospitalité, les migrants de plusieurs origines qui y sont arrivés au cours de son histoire ont été bien accueillis. Au fur et à mesure, les italiens, les allemands, les asiatiques[3], les arabes et ailleurs, se sont mélangés parmi ceux qu’y était déjà : les africains, les indigènes et les portugais qui, dans leurs tour, se sont mélangés parmi eux. Bref, avec ce mixte de culture et d’ethnicité, le Brésil s’est devenu connu comme un pays avec un peuple pacifique, (trop) tolèrent, où le gens s’attends tranquillement.

Mais, contradictoirement, l’image de ce même pays est toujours abîmée par le haut degré de la criminalité, par la injustice sociale, par le manque de respect au droits humains quand il s’agit de la classe moins favorisée. La corruption ainsi comme la faible crédibilité des institutions figurent aussi dans la presse mondiale. Le mot clef pour tout cela et d’autres problèmes autant difficile est : inégalité. Depuis sa découverte, l’inégalité socio-économique a été toujours présente dans l’histoire du Brésil.

Ancienne colonie portugaise, il a été découvert en 1500 et a conquit son Independence en 1822. A ce moment, on estime que la population était composée pour 1,3 millions de blanc contre 3,9 millions d’esclaves, c’est-à-dire, une relation de un blanc par 3 esclaves[4], que n’ont conquit leurs liberté qu’en 1888, à travers la loi.

Parallèlement, le pouvoir publique a toujours essayé d’amenuiser la différence entre les plus riches et le plus pauvres. Hélas, touts les efforts – les programmes générateurs d’emploi et revenu, les politiques de distribution ou transfert de revenu, d’entre autres – n’ont pas été capable d’amenuiser le fossé. Au contraire, le coefficient Gini des dernières décennies, plus particulièrement dans les années 1980 et 1990, s’est élevé. Les problèmes sociaux se sont aggravés, par conséquent, les taux de criminalité augmente et arrive à un niveau pareil d’un un pays conflit armé[5]. Auparavant restreinte aux quartiers les plus pauvres, la violence se répande vers n’importe où et touche les classes aisées. Plus puissantes que les moins favorisés, évidement, elles se réveillent ainsi comme l’État et les entreprises.

1.3 – L’État et l’ESS

En 1995, le gouvernement a crée le secrétariat exécutive do programme Communauté solidaire[6], où la proposition était de établir partenariat entre la société civil, les entreprises pour que, ensemble, ils mettraient en œuvre les divers projets de Développement local intégré soutenable – DLIS.

Après la transition de gouvernement en 2003, la Communauté solidaire a été supprimée et, en juin de la même année, on a fondée le Secrétariat national d’économie solidaire – SENAS[7] pour en suivre, lancer le programme d’économie solidaire en développement. Son but est « promouvoir le renforcement et la divulgation de l’économie solidaire, aux travers les politiques intégrées, visant l’engendrement de travail et revenu, la inclusion sociale et la promotion d’un développement juste et solidaire[8]. Le programme d’économie solidaire en développement est basé sur une restreinte partenariat entre le pouvoir public et la société civile (les ONG qui travaillent avec l’économie solidaire)[9].

En revanche, le Ministère du développement social et combattre à faim a invité les entreprises pour la mise en œuvre de ses programme – le plus connu est le « Fome Zero ». Les actions, elles sont plutôt similaires comme projets d’alphabétisation de jeunes et adultes, cours de capacitation, stimule à formations de coopératives de travail et assistance médicale communautaire.

2 – La Responsabilité sociale des entreprises

Pour comprendre meilleur l’action sociale des entreprises et son effective rôle dans la société, il est nécessaire d’aller à la fin du XIX lorsque le discours sur l’étique s’approche aux idées libérales. Les démocrates libéraux défendaient l’égalité de droit et d’opportunité à tous, ainsi comme la liberté pareille à tous les individus pour développer leurs capacités.

Néanmoins, seulement dans les années 1940, en Europe, qu’on a registré le premier signe de responsabilité social quand les entreprises anglaises ont mobilisés et contribué pour le bien-être de la communauté vis-à-vis leurs employés. A partir de la moitié des années 1960, aux États-Unis et à l’Europe – particulièrement France et Angleterre, une partie de la société a commencé à exigé des entreprises un comportement plus engagé aux troubles sociaux. En réponse aux mouvements sociaux et aux mobilisations pour les droits civiles assez fréquents à cette époque, divers entreprises américaines et européennes ont initié un sensible changement par rapport aux consommateurs, aux fournisseurs, aux employés et aussi à la matière-prima utilisée.

Dans les années 1970, quelques entreprises ont rendu compte de l’importance stratégique de faire connaître leurs actions. Donc, c’est pour cela que les bilans et les rapports sociaux ont été crées. Dans la décennie suivante, le concept de responsabilité sociale des entreprises a répandu ainsi comme la préoccupation sur l’environnement, surtout dans les États-Unis et Europe et, depuis les années 1990, des ONG comme Business for Social Responsibility (BSR), Social Accountability International (SAI)[10] et Accountability ont été fondées pour promouvoir les RSE et offrir appui aux entreprises.

2.1 – La RSE au Brésil

Au Brésil, la naissance et la diffusion de la RSE ont suivit la chronologie mondial. L’année de 1965 est considérée comme un marque historique quand l’expression « responsabilité sociale » a commence a circulé parmi les entrepreneurs d’État de São Paulo voie un document divulgué par l’Association des entrepreneurs chrétiens, appelé « la lettre des principes des entrepreneurs chrétiens » [11]. En fait, il agissait d’une tentative de sensibiliser les entrepreneurs vis-à-vis les problèmes sociaux et d’une invitation à une action hors la routine des entreprises.

Avec peu d’adhésion parmi les entrepreneurs, l’idée d’engagement des entreprises dans les problèmes sociaux n’a gagné force que pendant la deuxième partie des années 1970. Pourtant, la conjoncture politique nationale de cette période n’était pas de tout propice vu que le régime militaire voyait avec méfiance les actions « supplémentaires » des entreprises.

Avec la ré-démocratisation du pays et avec longue une récession économique, le discours sur un nouveau rôle des entreprises s’est consolidé et, depuis là, au fur et à mesure, la responsabilité sociale et environnemental ; la transparence et l’éthique des entreprises ; le travail bénévole le développement durable et sont devenu de sujets plus récurrents. Actuellement, les grandes entreprises ont fondé leurs instituts ou fondation qui s’occupent de RSE. On estime que 1.261 entreprises brésilienne, ou 35% du PIB national, aient politiques de RSE[12]. Parmi elles, 264 publient bilan social[13].

3 – Étude de cas: Vale

L’une de la plus grande entreprise productrice et exportatrice de mines et de métaux au monde, la Companhia Vale do Rio Doce, ou simplement Vale, est née en 1942 comme une entreprise étatique que, en 1997, s’est devenu privée. Aujourd’hui, elle compte avec 100 milles employés directs et non-directs en 11 États de la Fédération (des 26), 32 bureaux sur les 5 continents et un chiffre d’affaire de CHF 28,3 milliards en 2006[14]. Même avant sa privatisation, la Vale est connue pour avoir une importante influence sur les communautés dans lesquelles elle est présente.

Depuis le changement, la fondation Vale a été créée et, par conséquent, les projets sociaux – éducation des enfants et des jeunes, analphabétisme chez les adultes, inclusion d’informatique, art en générale : cours de chant, de divers instruments musicaux, de théâtre, appui à musée ; formation de coopérative de travail et de institution de microcrédit – et environnementaux – préservation et entrainement d’ère vert – ont été multipliés. Pour leurs exécutions, la Vale établit partenariat avec les municipalités et les ONG locales. Pour ses projets, elle a adressé une somme d’environ CHF 352,9 millions, ou 1,3% du chiffre d’affaire[15] ou 4,5% de sont profit en 2006 (CHF 7,9 milliards). Par rapport aux parties prenantes et la bonne gouvernance, la Vale est vue comme l’une des entreprises le plus sérieuses, transparentes et sensible aux ceux qui l’entour, surtout aux employés[16].

Malgré toute cette réputation, il a de dures critiques et accusation sur la pollution et le dégât environnemental causé par la Vale. Les mauvaises conditions de travail et, conséquemment, de santé des travailleurs de mines ont été dénoncées, également, par le syndicat. Dans les États du Pará et du Maranhão (situés à la région Nord, dans « l’entrée » de la forêt Amazonienne, l’uns des états le plus pauvres du pays), le plainte est que l’entreprise ne respecte pas les terres indigènes. Elle les envahit causant conflits et les emportant de maladies. Et encore, dans les villages où la Vale exploite les mines, il y a eu un appauvrissement de la population, tout à fait au contraire que dire ses rapports.

Néanmoins, la plus grande plainte est sa ré-nationalisation. Auparavant, l’orgueil du peuple brésilien, même après 10 ans de sa privatisation, 52% de la population, selon le journal Folha de São Paulo[17], sont pour l’annulation de la privatisation et pour la remonte d’État dans la direction de la Vale.

4 – Conclusion

Ce nouvel rôle des entreprises de s’occupent des affaires qui auparavant n’appartenaient qu’au État les aide à changer leurs image de méchants monstres exploiteurs de tout et de tous en nom d’un le plus haut profit. Jadis, « ennemie » d’État et de la société, aujourd’hui les firmes essaient le rapprochement. Beaucoup parmi elles s’auto-intitulent « social » (la Vale également), elles adoptent les principes de la bonne gouvernance donc les parties prenantes – y compris les employés – sont écoutés et respectés. La préoccupation sur l’environnement, elle est autant importante. Les entreprises emploient systèmes de production plus nette et autres procédures écologiquement correctes.

Ce n’est pas évident mesurer jusqu’au quel point les entreprises sont effectivement engagées à changer leurs façon de croissance traditionnelle pour un modèle de développement durable, fondé par la solidarité et la démocratie. Hélas, on observe un manque de cohérence entre leurs rhétoriques et leurs effectives actions ; une certaine arrogance de mettre en œuvre leurs projets internes et aux communautés. Pure philanthropie, pur marketing.

En réalité, malgré les contraintes croissantes de la société civile pendant les dernières années, la puissance des entreprises multinationales, surtout dans le pays en voie de développement, les permet de faire ce qu’elles veulent.

Au Brésil, il est pays d’énorme potentialité mais aussi qu’il y a de graves problèmes sociaux causés notamment par l’inégalité. Face à cela, au cours des deux dernières décennies, enfin, la société civile se devient plus active. Le gouvernement, plus sensibles aux troubles des moins favorisés, augmente le nombre de projets sociaux et crée un secrétariat d’état exclusif pour soutenir et stimuler la formation des projets d’économie sociale et solidaire. Quant aux entreprises, leurs valeurs et leurs attitudes sont encore loin du souhaitable.

La Vale est d’un exemple qui montre la difficulté des entreprises en adopter un modèle de croissance avec une attention majeur aux ses impacts sur leur entourage. Un développement durable exige une préoccupation avec la qualité des générations futures. Il faut qu’elles assument leur responsabilité face à la société. Évidemment, serait une utopie désirer que les entreprises capitalistes adoptent tous les préceptes de l’économie sociale et solidaire. Néanmoins, il faut croire qu’elles vont se réveiller et se devenir effectivement éthique et sociale.

5 – Bibliographie

HOUAISS A., AMARAL R., 1995, Modernidade no Brasil : Conciliação ou ruptura, Editora Vozes, Petrópolis

MALIK Ö., 2005, Sociétés transnationales et droits humains : état des lieux et enjeux des débats à l’ONU à propos des « Normes sur la responsabilité en matière de droits de l’homme des sociétés transnationales et autres entreprises », Genève, CETIM

OCDE, 2001, Responsabilité des entreprises : initiatives privées et objectifs publics, Paris, OCDE

OCDE, 2001, Corporate Social Responsability : partners for progress, OCDE, Paris

Solagal, 2001, Quelle responsabilité sociale, le Courrier de la Planète, n° 64 p. 1-72

GAIGER, L.I., 1999, Des entreprises solidaires comme alternative économique pour les pauvres, Alternatives Sud, n°4, vol. 6, p.2009-229

FREYRE G., 1974, Maitres et esclaves : la formation de la société brésilienne, Paris, Éditions Gallimard

LAVILE J.-L., CATTANI A. (sous dir.), 2006, Dictionnaire de l’autre économie, Paris, Éditions Gallimard

Entreprises : quelle responsabilité sociale ?, Courrier de la planète, 2001, n° 64, vol. IV, Solagral, Montpellier

Société civiles mondiale : la montée en puissance, Courrier de la planète, 2001, n° 63 vol. III, Solagral, Montpellier

http://www.bsr.org/about/index.cfm

http://www.sa-intl.org/index.cfm?fuseaction=Page.viewPage&pageId=472

http://www.accountability21.net/default.aspx?id=54


[1] Rodrik – Banque Mondiale

[2] PACS, 2003, Economia Solidária no Fórum Mundial 2002, Instituto Políticas Alternativas para o Cone Sul – PACS, Rio de Janeiro

[3] La communauté japonais à São Paulo, dans le quartier Liberdade, est considérée la plus grande après cela du Japon.

[4] FREYRE G., 1974, Maitres et esclaves : la formation de la société brésilienne, Paris, Éditions Gallimard

[5] Selon le rapport d’UNESCO, le taux de mortalité par armé de feu est de 19,54 par 100 habitants autant que, par exemple, dans sa voisine, l’Argentine, le même taux est de 4,34.

[7] Il est vinculé au Ministère du travail et d’emploi – MTE -http://www.mte.gov.br/ecosolidaria/prog_default.asp

[8] Promove o fortalecimento e a divulgação da Economia Solidária, mediante políticas integradas, visando a geração de trabalho e renda, a inclusão social e a promoção do desenvolvimento justo e solidário”.

http://www.mte.gov.br/ecosolidaria/prog_apresentacao.pdf

[9] Récemment, le Secrétariat a fait une Atlas de l’économie solidaire au Brésil et on a récolté de informations intéressantes : le principal motif pour la création des EES est l’alternative au chômage (45%). Il y a plus que 1.250 millions de personnes engages en projets de ESS – les hommes représentes 64%. Le phénomène au Brésil est assez récent vu que la plupart ont initié leur activité dans les années 1990 avec une gravative expansion dans les derniers années. C’est dans la région Nord-ouest que les EES ont eu une majeure expansion. Selon 61% des EES, la majeure difficulté pour amener leurs affaires est la commercialisation de leurs produits, suivit de la difficulté pour accéder au crédit, pour 49% et, pour 27%, manque d’accompagnement et d’assistance technique.

[10] Son premier nom était Council on Economic Priorities Accreditation Agency – CEPAA.

[11] En portugais : “Carta de Princípios do Dirigente Cristão de Empresas”.

[12] Source Institut Ethos. Donnée de /2007. site !!!

[13] Source iBase . Donnée de 2004 site !!!

[14] Bilan 2006. R$ 46,7 milliards. Cotation 1CHF = R$1,652

[15] Bilan social, site !!!

[16] La Vale a conquit, d’entre plusieurs prix, le 2ème place de « l’entreprise la plus admirée du Brésil » et le 5ème place du « l’entreprise des rêves », par le magazine Carta Capital, en novembre 2006. Source : rapport Vale

[17] Mettre la source

Bem-vindos ao Orbi Microfinance!

… E assim, criou-se a microfinança e a pobreza foi extinta. É deste modo que a microfinança é ainda vista por algumas pessoas que insistem nessa fórmula simplista do setor. Certo, a microfinança é, sim, um importante meio de democratização dos serviços financeiros. Porém, sua operacionalização é, normalmente, bastante complexa e seus efeitos nem sempre são positivos, como mostram alguns estudos de impacto feitos pelo mundo afora.

Economia informal vs. políticas públicas

A informalidade no Brasil: Quais são as políticas públicas de apóio ao setor?

Introdução:

Juntamente com China, Rússia e Índia, o Brasil é considerado um dos países emergentes candidatos a se tornarem uma grande potência. Este mesmo país é frequentemente citado em relatórios de organismos internacionais ou organizações não-governamental quando o assunto é desigualdade social. Segundo o Relatório de 2006 do PNUD[1], o Brasil é o 10° país menos igualitário dentre 196 avaliados. Evidentemente, o país paga um alto preço por essa monstruosa concentração de riqueza. Um dos efeitos perversos que ela produz é o entrave no crescimento do país. Durante a década de 1980 – conhecida como a década perdida – até 2004, o Brasil houve um crescimento da renda per capita médio anual de apenas 0,4% enquanto que, entre 1950 e 1979, essa média foi de 5,4%[2]. O crescimento quase inexistente, ou mesmo a recessão, dos anos 80 e 90[3] somado ao fenômeno da globalização provocaram o um desequilíbrio entre o acumulo de capital financeiro especulativo e do capital direcionado para a produção. Como conseqüência, o país viveu o agravamento dos problemas sociais como o êxodo urbano, o aumento da violência, o desemprego, queda do nível salarial, aumento do setor informal[4]. Conforme dados do Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística – IBGE, se compararmos os índices do salário mínimo nacional de 1980 e de 2003, o trabalhador brasileiro teve uma perda de 50,9% do poder de compra e o desemprego aumentou 3,5 vezes mais.

Como meio de subsistência, o setor informal é a única opção encontrada para muitos “excluídos” do mercado de trabalho. O auto-emprego na maioria dos casos não é uma opção, mas sim, uma necessidade. Abaixo, há o quadro onde o Brasil se encontra em 10° lugar em empreendedorismo na pesquisa realizada em 2006 pela Global Entrepreuneurship Monitor[5], instituto fundado pela London Bussiness Scholl, com o objetivo principal de avaliar, acompanhar e comparar o nível de empreendedorismo de vários países. A pesquisa estima que haja 13,7 milhões de pessoas que se lançam como microempresários. Um outro dado importante é que, para cada pessoa que inicia um negócio por oportunidade, ou seja, por livre escolha, uma pessoa inicia por mera necessidade.

Ranking

País

TEI (%)*

N° de empreendedores (em milhões)

Peru

40,2

6,6

Australia

11,9

1,5

10°

Brasil

11,7

13,7

33°

Rússia

4,9

4,6

42°

Bélgica

2,7

0,18

* Taxa de empreendedorismo inicial

Em outra pesquisa sobre a informalidade no Brasil, finalizada em 2003 pelo IBGE[6], mostra que havia 4,9 milhões de micro e pequenas empresas devidamente formalizadas contra 9,1 milhões informais. Outras informações captadas pela pesquisa que nos ajuda a conhecer melhor o setor informal são as seguintes:

– 88% trabalham sós, sem empregar terceiros. Apenas 12% há até cinco empregos com carteira assinada ou não, e mesmo trabalhadores sem remuneração;

– O investimento inicial para dar início à atividade é, em média, de R$ 4.373,00[7] ;

– Apenas 7% dentre eles tiveram algum acesso a crédito bancário;

– A falta de clientes é apontada por 31% dos micro empreendedores como a maior dificuldade para dar continuidade ao seu negocio, seguindo da concorrência (25%), considerada como “muito forte”;

– O sexo masculino é o predominante: representam 64% da população ocupada.

Diante dos dados até aqui apresentados, este trabalho propõe conhecer ainda mais este setor que, estima-se, movimenta R$ 930 bilhões, ou 40% do PIB nacional[8]. Ele é visto como um

grande problema quando é citado como um impeditivo ao desenvolvimento do país. Além de haver um número considerável de pessoas sem proteção social, o que custa caro para os cofres públicos, estima-se que o Estado deixa de arrecadar em torno de R$ 1,3 bilhões de impostos por ano, segundo o Instituto de Pesquisa de Economia Aplicada – Ipea..

O principal objetivo desde trabalho é conhecer os principais programas e iniciativas do Estado de apóio ao setor – tanto financeiro quanto institucional, como cursos de formação em geral: quais são as atuais políticas do governo federal para ajudar aos micro empreendedores a sair da informalidade?

Formação socioeconômica do Brasil

Para compreender e analisarmos com mais clareza o fenômeno atual do setor informal, vale a pena voltarmos na história do país. Ex-colônia portuguesa, o Brasil conquistou sua independência em setembro de 1822. A formação da sociedade foi baseada em uma elite de branca, a qual detinha o poder econômico e político (sobretudo, após a proclamação da República, em novembro de 1889) e uma massa de escravos vindos da África para o trabalhos nos campos. Estima-se que na época da independência havia uma proporção de três escravos para um branco, ou 3,9 milhões de escravos contra 1,3 milhões de brancos[9]. Cedendo às pressões da Inglaterra, que queria ampliar seu mercado no Brasil, a abolição foi decretada apenas em 1888, uma das mais tardias abolições em todo o mundo. Como podemos constatar, a proibição da prática da escravagem é historicamente bastante recente. Ainda hoje, a diferença entre brancos e negros, a qual se confunde com a diferença entre ricos e pobres, é bastante expressiva no Brasil, apesar de toda a mistura étnica ocorrida. Os negros ainda formam o grupo de cidadãos mais desfavorecidos da sociedade.

Além dos escravos e a elite européia branca, havia também os indígenas, os primeiros habitantes do Brasil, com uma população estimada entre um milhão a um milhão e duzentos, na época do descobrimento[10].

Apesar da miscigenação das origens e das culturas a qual deu origem à “raça” brasileira, ela não foi capaz de amenizar a diferença gritante entre ricos e pobres. Como vimos mais a cima, a desigualdade é vergonhosa e, como podemos constatar, ela está enraizada na cultura brasileira.

Uma outra desigualdade bastante acentuada no Brasil é a regional. A sudeste (em azul no mapa) é a região com a maior concentração de riqueza do país, sobretudo o estado de São Paulo que, em 2004, seu PIB correspondia a 42% do nacional. A explicação para esse fato está justamente na forma que o processo de industrialização foi estabelecida.

Setor informal

Quando se trata de economia, o termo “informalidade” está quase sempre ligado a problemas de vários gêneros: baixa produtividade, empregados mal remunerados ou sem nenhum tipo de remuneração, trabalhadores sem proteção social, concorrência injusta em relação às empresas formalizadas, excessiva regulamentação estatal, fora da Lei e, até mesmo, comercialização de produtos ilegais. Realmente, ela está diretamente relacionada a países em desenvolvimento, onde há excedente de mão-de-obra de baixa qualificação e, portanto, barata, e onde o nível de burocracia é tão elevado que desencoraja a legalização do pequeno negócio.

A prática de vender ou comercializar produtos nas ruas – seja como comércio ambulante ou em feiras construídas pelos comerciantes – as ou oferecer serviços sem licença, sem pagar impostos ou sem emitir documentos fiscais, é bastante antiga e comum em todos os países. Mas, foi apenas nos anos 70 que o termo “setor informal” nasceu. Na verdade, atualmente existem várias denominações e definições. O Bureau Internacional do Trabalho – BIT, durante a Conferência Internacional do Trabalho de junho de 2002, resolveu substituir a expressão “setor informal” para “economia formal” a qual dá a seguinte definição: ‘All economic activities by workers and economic units that are – in law or in practice – not covered or insufficiently covered by formal arrangements. Their activities are not included in the law, which means that they are operating outside the formal reach of the law; or they are not covered in practice, which means that – although they are operating within the formal reach of the law, the law is not applied or not enforced; or the law discourages compliance because it is inappropriate, burdensome or imposes excessive costs’[11].

Os dois lados da economia informal

Ela pode ser vantajosa tanto para o micro empreendedor como para o Estado ou desvantajoso para ambos. Isso vai depender dos interesses de ambas as partes. Como principais pontos positivos, podemos citar:

– Para os trabalhadores, principalmente os jovens e os mais velhos, que têm imensa dificuldade em encontrar um trabalho seja por falta de experiência, seja por excesso de idade, são absorvidos na economia informal com maior facilidade;

– Para as mulheres, igualmente, quando são mães de família, pode ser vantajoso quando o trabalho há uma certa flexibilidade e, assim, elas podem conciliar as responsabilidades juntos aos filhos. Normalmente, as empresas têm preferência em contratar mulheres sem filhos;

– Para os micro empreendedores satisfeitos com o tamanho de seu negócio e que não pretendam crescer. Eles possuem uma margem de lucro normalmente 18% a mais que as empresas formais[12].

Como principais aspectos negativos, enumeramos:

As famílias envolvidas em atividades não formalizadas, ou melhor, teoricamente não existentes aos olhos do Estado, possuem um grau de vulnerabilidade com relação à proteção social. Em sua maioria, seus membros não recolhem impostos nem contribuem para o sistema de Previdência Social, o que lhe impedem de terem direito à aposentadoria por idade ou por invalidez ou outros direitos correlacionados à segurança no trabalho;

– O trabalho precário sempre este ligado à informalidade. Empregados sub-remunerados, más condições de trabalho e direitos trabalhistas desrespeitados, por exemplo, não são raros na informalidade;

– A baixa produtividade é outra característica fortemente atribuída ao setor informal devido ao baixo nível do capital social empregado. Com isso, o crescimento das microempresas fica comprometido o que acaba provocando um ciclo vicioso, onde se permanece estagnado, não conseguindo progredir, fenômeno descrito em Poverty Reduction and Growth: Virtuous and Vicius Circles (Perry et al. 2006);

O desrespeito e a transgressão à legislação pertinente, de alguma maneira, enfraquecem a legitimidade das instituições legais.

A informalidade no Brasil

O comércio nas ruas nunca foi uma novidade para os brasileiros. Após a abolição da escravatura, vários antigos escravos vendiam o que podiam para se sustentarem[13]. Mas, é a partir dos anos 80 que o setor informal ganhou novos “adeptos”, vítimas do baixo crescimento econômico que levou ao achatamento do nível de vida da população e o desemprego. Conforme uma pesquisa do Instituto de Pesquisa Econômica e Aplicada – Ipea, a taxa de desemprego da população economicamente ativa nas principais regiões metropolitanas[14] aumentou 56,2%, passando de 6,4% em 1993 para 10% em 2003. Em maio de 2002, o Brasil conheceu a taxa mais elevada dos últimos tempos: 20,4%. E, em setembro último, ela ficou em 9%, a mais baixa desde 2002[15]. O estudo feito pelo IBGE, onde mapeia a economia informal urbana, já mencionado anteriormente, identificou a geração de postos de trabalho das microempresas “não-agrícola” informais. Verificou-se um crescimento de 10% entre 1997 e 2003. Em 1997, 99% das empresas com até 5 empregados faziam parte do setor informal, proporção que, em 2003, foi de 98%, indicando um pequeno aumento na proporção de microempresas formalizadas. No Brasil, em outubro de 2003, existiam em torno de 10,3 milhões de microempresas informais que ocupavam 13,8 milhões de pessoas, incluindo trabalhadores por conta própria, pequenos empregadores, empregados com e sem carteira de trabalho assinada, além dos trabalhadores não-remunerados. “Verificou-se uma variação de 9% no número de empresas informais, enquanto o crescimento dos postos de trabalho nelas existentes cresceu 8% em relação à pesquisa anterior”[16].

Evolução dos pequenos empreendimentos na área urbana – Brasil – 1997/2003

Fonte: IBGE, Economia Informal Urbana 1997-2003.

A morte prematura das microempresas formalizadas

Um grande problema para as microempresas que se formalizam é justamente sua sobrevivência. O número de empresas que fecham suas portas após apenas um ano de funcionamento é algo assustador, como mostra o quadro abaixo, extraído de uma pesquisa realizada em 2004, encomendada pelo Serviço Brasileiro de Apóio às Micro e Pequenas Empresas – SEBRAE[17]. A porcentagem média dos três anos estudados é de 55,23%, ou seja, mais da metade das microempresas que se formalizam não conseguem dar continuidade às suas atividades.

Mortalidade das microempresas após um ano de atividade

Ano de constituição

N° de empresas que encerraram as atividades

%

Perda de ocupação

2002

219.905

49,4

684.956

2001

276.874

56,4

705.125

2000

275.900

59,9

924.202

Fonte: SEBRAE / Fundação Universitária de Brasília – FUBRA

As principais razões do insucesso apontadas pelos proprietários estão relacionadas a causas econômicas e mercadológicas: falta de capital de giro, falta de clientes, problemas financeiros, clientes maus pagadores, falta de crédito bancário e, um motivo exogêneo citado é a situação instável da economia do país. E, com tudo isso, o prejuízo é grande para o país que, segundo a estimativa do estudo, foram 2,4 milhões de trabalhadores que perderam seus empregos o que contabiliza uma despesa de R$ 19,8 bilhões.

Para as empresas que conseguem dar continuidade às suas atividades, as principais dificuldades para se manterem no mercado são as seguintes: carga tributária elevada, falta de capital de giro, concorrência das grandes empresas que possuem preços mais competitivos e a dificuldade em encontrar mão-de-obra qualificada.

Tanto para as microempresas extintas quanto para as em atividade, as demandas são as mesmas: ter maior disponibilidade de crédito direcionado às micro e pequenas empresas, com condições especiais, como juros baixos e prazos maiores; a desburocratização para a formalização da empresa é a segunda reivindicação conjunta, seguida do pedido de haver um tratamento tributário diferenciado, proporcional ao tamanho e rendimento das empresas.

Políticas públicas de apóio ao setor informal

Diante de todos as fragilidades, carências e demandas do setor cabe ao Estado intervir através de políticas e programas no sentido de favorecer a formalização das empresas sem que, para isso elas tenham que pagar um alto preço. As iniciativas governamentais[18] tomaram maior forma coincidentemente com o fortalecimento do setor, ou seja, nos anos 80. Porém, mesmo na década de 70 começaram a surgir programas de combate ao subemprego nas regiões urbanas, época de forte êxodo rural. Houve igualmente programas regionais, onde a incidência do desemprego e do subemprego era – e ainda é – maior, como é o caso da região Nordeste. A Superintendência do Desenvolvimento do Nordeste – SUDENE através do governo federal e em parceira com os governos locais da região do Nordeste, criou PATRA (Programa de Apóio ao Trabalhador autônomo de Baixa Renda). Como o próprio nome enuncia, ele tinha como objetivo atender às várias categorias de trabalhadores autônomos dando-lhes orientações e suporte para reinserí-los no mercado de trabalho. As críticas feitas aos programas desta época são com relação à visão de curto termo do governo que via a informalidade como um acontecimento passageiro[19].

Na década de 80, começaram a ser criados diversos programas com uma abordagem mais ampla e social e não como simples políticas de emprego, como na década precedente. Além dos programas de governo (Programa de Apoio a Unidades Produtivas; Secretaria de Ação Comunitária; programas dos organismos financeiros: Caixa Econômica Federal e Banco do Brasil), as organizações não-governamentais também começaram a atuar em prol do apoio à informalidade.

Os anos 90 foi marcado por grandes movimentos sociais contra a pobreza[20] que mobilizou sindicatos de trabalhadores e patronais, várias ONG, grupos religiosos e até mesmo as grandes empresas que começaram a praticar a responsabilidade social. Foi no governo do presidente Fernando Henrique Cardoso que os programas voltados para o setor informal tomaram uma forma estratégica. São três, as principais iniciativas:

1) Em 1995 foi criado o “Comunidade Solidária” que, numa parceira com a sociedade civil, reunia diversos programas de economia solidária, com destaque ao micro crédito. Após a transição de governo em 2001, a Comunidade foi extinta;

2) O Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social – BNDES havia dois programas destinados aos informais: o BNDES-Trabalhador e o BNDES-Solidário igualmente extintos;

3) O Ministério do Trabalho e Emprego – MTE lançou o Programa de Emprego, Trabalho e Renda – PROGER que oferece uma gama de financiamentos para micro empreendedores. Ainda em pleno vigor, ele é um dos programas de maior importância do MTE, como vermos mais a diante.

Em resumo, o governo buscou apoiar o setor informal oferecendo linhas de crédito de naturezas distintas e, no caso da Comunidade Solidária, outra característica é a participação mais próxima da sociedade civil.

Atuais programas de Governo

Nos últimos anos, os programas de geração de trabalho e renda tomaram um destaque ainda maior nas metas de governo, como é o caso, por exemplo, do programa de micro crédito. O atual governo assumiu comando em 2002 e, em 2005, o Presidente Lula foi reeleito para um mandato que vai até 2010. Portanto, alguns projetos são relativamente recentes e muitos de seus impactos ainda não foram mensurados. Os dois grandes órgãos governamentais responsáveis pelos programas são os Ministérios do Trabalho e Emprego – MTE e o Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social – BNDES. O MTE funciona como órgão executivo enquanto o BNDES é o grande agente financiador. O objetivo comum e geral é justamente a geração de trabalho e renda.

Há também programas de transferência de renda, que embora não seja direcionado ao setor informal, como é o caso do Fome Zero que tornou-se conhecido mundialmente e que visa o combate à pobreza, acabam tendo algum tipo de impacto no setor, como por exemplo, o ganho de poder de comprar da população pobre. Esses programas são de responsabilidade do Ministério de Desenvolvimento Social e de Combate à Fome. Para a execução dos programas, o governo firmou parcerias com sociedade civil e com o setor privado.

Programas sob a tutela do MTE

– Programa Nacional de Microcrédito Produtivo e Orientado – PNMPO

Apesar do grande número de clientes potenciais para o micro crédito existentes no Brasil (em torno de 6,95 milhões), os clientes ativos em 2003 eram apenas 402 mil. Ao lado da Argentina, México e Venezuela, o desempenho nacional é um dos piores da América Latina, como demonstra o gráfico abaixo:

Grupo 1: Bolívia, El Salvador, Honduras, Nicarágua

Grupo 2: Chile, Colômbia, Costa Rica, República Dominicana, Guatemala, Equador, Peru, Paraguai

Grupo 3: Argentina, Brasil, México, Venezuela

Criado em novembro de 2004, o PNMPO tem como objetivo geral de “disponibilizar recursos para o micro crédito produtivo orientado” [21] ao micro empreendedores. Ele também oferece apoio técnico às instituições de micro crédito – IMF com o intuito de fortalecê-las institucionalmente.

Sob a subordinação do Ministério de Trabalho e Emprego – MTE, o Programa financia as IMF e elas, por sua vez, repassam aos clientes finais os recursos que vão de R$ 200,00 a R$ 10.000,00[22]. Hoje são 238 IMF habilitadas a receberem o apoio financeiro e institucional. Elas estão presentes em 1.863 municípios brasileiros, assim distribuídos por região[23]:

Região

N° de municípios

Sul

735

Nordeste

622

Sudeste

375

Norte

72

Centro-Oeste

59

Total

1.863

Segundo números do MTE, em 2006, foram atendidos 828,8 mil clientes finais (o relatório não menciona qual a porcentagem dos clientes informais), 75% dessas operações foram realizadas na região Nordeste e 62% dos clientes eram mulheres.

Mesmo que o PNMPO haja indiretamente com os micro-empreendedores informais, até o momento, não foi feito nenhum estudo sobre dos seus impactos sobre o setor informal. Apesar de haver três anos de criação, sua implementação foi bastante lenta. As perspectivas do governo são positivas para os próximos anos. O tendência é que o MTE se dedique mais em direção ao fortalecimento das IMF, como por exemplo, oferecendo cursos de formação para os todos os atores do micro crédito, desde membros dos conselhos (governança institucional) até os agentes de crédito. O grande agente financiador das IMF é o BNDES, como veremos a seguir.

PROGER

Como mencionado a pouco, ele é forma um conjunto de linhas de crédito destinado a quem quer iniciar ou aumentar seu próprio negócio, com o objetivo de gerar e/ou manter postos de trabalho. O PROGER é uma “família” de linha de crédito estimula a formalização das micro e pequenas empresas e, o mais interessante é que, uma das condições para a concessão do financiamento, “Os empregadores beneficiários das linhas de crédito financiadas com os recursos de que trata esta Resolução deverão contratar preferencialmente jovens de 16 a 24 anos e adultos acima de 40 anos”[24]. A família PROGER é composta pelo PROGER rural (PROGER piscicultura); PROGER urbano (PROGER exportação, PROGER turismo, Novo empreendedor). As taxas de juros são diferenciadas[25] e os agentes financeiros são apenas os banco federais.

– Programa Nacional de Estímulo ao Primeiro Emprego

Instituído em 2003, seu público-alvo são jovens entre 16 a 24 anos, desempregados ou trabalhando no setor informal, de baixo nível de escolaridade e provindos família de baixa renda. O programa propõe investir na qualificação desses jovens e fazer a intermediação entre eles e as empresas as quais celebraram convênio com o governo. Segundo o MTE, 809.080 jovens já participaram de cursos de qualificação, mas não indica o número deles que conseguiram um novos emprego.

Programas sob a responsabilidade do BNDES

– Programa de micro crédito

Respeitando os preceitos do PNMPO, o BNDES tem o papel do agente financiador do programa, repassando recursos para as IMF que, por sua vez, repassa para as microempresas informais e informais em forma de micro crédito. Em operação desde 2003, o Programa liberou um total de R$ 27 milhões e 18,6 mil micro empreededores foram atendidos, sendo que 95% são do setor informal.

– Programa de Apoio à Consolidação de Empreendimentos Autogestionários

Apesar de não ser direcionado ao setor informal da economia, este programa tem como objetivo combater o desemprego apoiando “a recuperação de empresas do setor industrial, mediante financiamento à implantação e à consolidação de empreendimentos autogestionários formados a partir de situações de falência ou fechamento de unidades produtivas”[26].

O banco financia “organizações produtivas” que são geridas pelos próprios trabalhadores. Normalmente, tratam-se de empresas com a falência decretada e que os trabalhadores assumem o comando de forma participativa e democrática, numa tentativa de salvar a empresa e, consequentemente, seus empregos.

Programa de Apoio ao Fortalecimento da Capacidade de Geração de Emprego e Renda (Progeren)

Trata-se de um programa de curto prazo, com apenas um ano de vigência e que visa fomentar a produção de empresas – micro, pequenas e médias – localizadas em municípios onde há maior aglomeração industrial. Com o aumento na produção via o financiamento de capital de giro, a lógica do programa é que ocorrerá elevação na oferta de emprego e da massa salarial. Sua vigência termina em dezembro de 2007[27].

Programas de governo de combate à exclusão social

– Fome Zero

A grande vedete do governo do presidente Lula, o Fome Zero foi concebido com a missão de erradicar a fome e a exclusão social no país. Conforme os dados de 2001 do PNAD, existem 11,2 milhões de famílias em situação de exclusão social. O preceito primário do programa é: “criar condições de educação e de saúde, estabelecer políticas de geração de emprego e renda e estimular programas de desenvolvimento sustentável no campo e nas cidades”[28].

– Bolsa Família

Integrante do Fome Zero, o Bolsa Família é um programa de transferência de renda. Família pobres (mesmo miseráveis), de renda que vai até R$ 100,00 são inscritas para receber uma ajuda que vai de R$ 15,00 a R$ 95,00 por cada integrante da família, por mês. Como condição, as crianças e adolescentes devem freqüentar a escola, e seus cartões de vacinação devem estar em dia.

– Programa Erradicação do Trabalho Infantil (PETI)

Através de parcerias com a sociedade civil e governos municipais e estaduais, o PETI tem como finalidade erradicar o trabalho infantil – crianças entre 7 e 15 anos. A família beneficiária recebe a “Bolsa Criança Cidadã”, no valor de R$ 40,00 por mês se responsabilizando em enviar as crianças à escola ao invés do trabalho.

Serviço Brasileiro de Apoio às Micro e Pequenas Empresas – SEBRAE

Embora sua gestão seja desvinculada do poder público, o SEBRAE trabalha em consonância e em colaboração com as políticas governamentais. Criado em 1972[29], ele é uma sociedade civil, sem fins lucrativos, “prestador de serviço social autônomo, criado para fomentar o desenvolvimento no âmbito das micro e pequenas empresas industriais, comerciais, agrícolas e de serviços”[30]. Sem dúvida, é a maior empresa brasileira em apoio às empresas de pequeno porte e às informais. São promovidos principalmente cursos de capacitação, feiras de negócios onde as empresas comercializam entre elas; facilitam o acesso ao crédito através de convênios com bancos que possuem linhas de crédito para as MPE e informais. O Sebrae está presente em todas as capitais do país e no Distrito Federal e conta com 600 escritórios de atendimento.

O Sebrae é mantido por repasses do governo Federal, das empresas privadas e por orçamento próprio. Ele atua em todos os setores da economia: comércio, serviços, agronegócios, indústrias e artesanato. Ele é responsável por diversos estudos e pesquisas o que faz se tornar a maior organização nacional especializada em MPE e do setor informal. Um das suas políticas é justamente dar suporte para que a MPE seja auto-sustentável com o aumento da produtividade e ajudar às microempresas informais a se formalizarem. Evidentemente, implicitamente, sua finalidade é a geração de emprego e renda.

Por iniciativa do Sebrae, foi elaborada a Lei Geral das Micro e Pequena Empresa que, dentre várias ações em prol dos pequenos negócios, a unificação dos impostos federais, estaduais e municipais, é uma das mais bem-vindas.


Lei Geral das Micro e Pequena Empresa

A Lei Geral, aprovada em novembro de 2006, além de ajudar no fortalecimento as empresas de pequeno porte, ela almeja:

“- Combater à pobreza pela geração de trabalho, emprego e melhor distribuição da renda;

– Reduzir da informalidade na contratação de mão-de-obra e fortalecimento do tecido social e econômico do País;

– Interiorizar do desenvolvimento pela promoção das iniciativas locais e dos arranjos produtivos;

– Incrementar da atividade produtiva nacional, com conseqüente ampliação de oportunidades e da base de arrecadação de impostos;

– Simplificar, desburocratização e justiça fiscal, os grandes eixos e objetivos visados pela proposta de Reforma Tributária”.[31]

Várias associações e cooperativas representantes das MPE e do setor informal de todos os Estados da Federação foram convidadas para participar de sua elaboração, justamente para que a Lei fosse formatada baseada em suas reivindicações. Os principais tópicos das discussões eram: implementação de um sistema tributário diferenciado, facilitação ao acesso à tecnologia, ao crédito, ao sistema judiciário, a novos mercados; apoio à exportação, redução de burocracia em geral e, sobretudo, simplificação na abertura de uma empresa. Portanto, a Lei é composta por todos esses tópicos, o que promete uma grande vitória para o micro empreendedor formal ou informal, o que pode ser considerado como seu novo marco legal.

Conclusão

Evidentemente, não se pode atribuir ao setor informal toda a responsabilidade pelo o entrave no crescimento econômico e social brasileiro. Sua existência tal como é, ao contrário, é uma conseqüência de uma conjuntura cultural e econômica preestabelecida somado à incapacidade do Estado em vencer os obstáculos econômicos e sociais. Sempre relacionada a uma característica particular da América Latina, a economia informal ganha dimensões ainda maiores quando se trata do Brasil, país mais populoso dentre os outros. O impacto do setor na economia não pode ser negligenciado – apesar da vulnerabilidade do setor, ele é um grande absorção de mão-de-obra pouco ou não-qualificada, alternativa para os desempregado e, consequentemente, geração de renda – e é por isso, que a cada vez mais, o governo está mais atento e disposto a apoiar os micro empreendimentos.

As iniciativas não são poucas, mas ainda não respondem às demandas dos microempresários como, por exemplo, a facilitação na abertura de uma empresa, impostos diferenciados, oferta de crédito com condições especiais. O programa que parece atender às suas reivindicações é o PNMPO, ou seja, o programa de micro crédito. Ainda é cedo para avaliar seus resultados mesmo porque ainda não foi gerado nenhum relatório que nos dê uma idéia de sua eficacidade.

Ao assumir o poder, o presidente Lula tinha como meta criar 10 milhões de novos postos de trabalho[32]. Estudos confirmam que são as microempresas responsáveis pela oferta de postos de trabalho, como é o caso de um do IBGE que revela que, entre os anos de 1995 e 2000, 96% dos postos de trabalho foram criados justamente por elas (empresas de até 100 funcionários). E, por isso, para cumprir sua promessa de campanha, não há outra alternativa que fortalecer as microempresas formalizadas ou não.

Como foi visto, a maior autoridade nacional em micro e pequena empresa é o Sebrae, que é mantido pelo Estado e pelo setor privado. Seu papel é de fundamental importância, o que nos leva a pensar que, sem a existência dele, a situação da informalidade poderia estar em patamares preocupantes. A iniciativa da Lei Geral das Micro e Pequenas Empresas veio do Sebrae e promete uma revolução para o setor informal. Ainda em fase de regulamentação e com previsão de entrada em vigor a partir de 2008, ela vai aliviar consideravelmente a carga tributária, simplificar as relações trabalhistas, facilitar o acesso a inovações e a novas tecnologias e desburocratizar a formalização das empresas informais. Ou seja, ela vai combater a mortalidade e estimular o nascimento de novas microempresas formais.

Diante desta nova perspectiva e deste grande avanço para a economia, o clima é de otimismo para os próximos anos.

Bibliografia:

CAMELIAU C. (dir.), 1996, L’économie à la recherche du développement : une crise d’une théorie, violence d’une pratique, Collection Enjeux, Presse Universitaire de France, Paris

CARDOSO F.H., FALETTO E., 1978, Dépendance et développement en Amérique latine, Paris, Presses Universitaires de France

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IBGE, 2005, Economia Informal Urbana 2003, IBGE, Rio de Janeiro

CORDONNIER R., 1987, Tertiaire informel brésilien, in Secteur non-structuré : contributions, Amira, Paris

PERRY G.E., MALONEY W.F., ARIAS O.S., 2007, Informality: exit and exclusion, Washington, World Bank for Latin America and Caribbean, The World Bank

SOTO H., GHERSI E., GHIBELLINI M., 1994, L‘autre sentier : la révolution informelle dans le tiers monde i et l’Institut Liberté et démocratie ; Paris : Collection La Découverte

THEODORO M., 2000, As Bases da Política de Apóio ao Setor Informal no Brasil, IPEA, Brasília

TREBILCOCK A., 2005, Decent work and the informal economy, United Nations University, New York

Estratégias de sobrevivência no Mercado de trabalho Brasileiro, 1993, FASE/PIC, Rio de Janeiro


[2] Como base se referência, em 2006 a taxa de crescimento do PIB foi de 3,23% e a expectativa para 2007 é de 3, 66%. Fonte: http://www.febraban.org.br/Arquivo/Destaques/destaque-proj_econ_setembro_2006.asp, consultado em 04/12/2007.

[3] A falta de crescimento dos anos 80 é atribuída principalmente à forte intervenção de Instituições Bretton Woods e seus plano de ajustamento estruturais. Já os anos 90 houve ocorrências endogêneas (ainda pressões do Fundo Monetário Internacional com o início da política de privatização das empresas públicas) e exogêneas (crise em outros países, como a crise do México, da Rússia, dos tigres asiáticos, que intervieram negativamente na economia brasileira). A crise da Argentina, em 2002, foi a que mais afetou os investimentos externos.

[4] Apesar de todas as dificuldades no campo econômico e uma desigualdade persistente (coeficiente GINI praticamente o mesmo durante 30 anos: 0,58) o Brasil conseguiu melhorar alguns indicadores sociais como a expectativa de vida (71,3 anos), taxa de analfabetismo (13,3%) e IDH (0,8 em 2006).

[6] Pesquisa intitulada como o Mapa da Economia Informal Urbana feita entre os anos de 1997 e 2003, levou-se em consideração a unidade econômica e não o trabalhador individual ocupado. As cidades escolhidas para o estudo foram: Belém, Fortaleza, Recife, Salvador, Belo Horizonte, Niterói, Rio de Janeiro, São Paulo, Curitiba, Porto Alegre e Goiânia.

[7] O correspondente a 2.728 CHF (em 04/12/2007 – 1CHF = 1,603)

[8] Fonte: http://www.mckinsey.com/ consultado em 06/12/2007

[9] FREYRE G., 1974, Maîtres et esclaves, Éditions Gallimard, Paris

[10] Atualmente, calcula-se que exista menos de 100 mil índios. Fonte: SANTILLI M., 2000, Os Brasileiros e os índios, Editora Senac, São Paulo

[11] TREBILCOCK A., 2005, Decent work and the informal economy, United Nations University, New York

[12] SOTO H., L’autre sentier : la révolution informelle dans le tiers monde, Éditions La Découverte, Paris – página 54.

[13] Maîtres et esclaves, página 248-249

[14] Rio de Janeiro, São Paulo, Porto Alegre, Belo Horizonte, Recife, Salvador.

[16] IBGE, 2005, Economia Informal Urbana 2003, IBGE, Rio de Janeiro – página 22

[18] Apesar de existir vários programas estaduais de apóio ao setor informal, este trabalho será restrito aos de âmbito federal.

[19] THEODORO M., 2000, As Bases da Política de Apóio ao Setor Informal no Brasil, IPEA, Brasília.

[20] A campanha de maior impacto foi guiada pelo sociólogo Herbert de Souza. Chamada “Ação da Cidadania contra a Fome, Miséria e pela Vida”, ele conseguiu reunir a sociedade civil empresas e o governo em coletas de donativos para a população carente.

[21] Parágrafo 2°, art. 1°, Lei 11.110

[23] PEREIRA A., 2007, Programa Nacional de micro crédito Produtivo Orientado: Descrição, resultados e perspectivas, Artigo apresentado no VI Seminário do Banco Central sobre Microfinança, em Porto Alegre.

[25] O juros são baseados na TJLP – Taxa de Juros a Longo Prazo, índice oficial de menor valor que está em 6,25% ao ano.

[28] http://www.fomezero.gov.br/ consultado em 11/12/2007

[29] De 1972 a 1989, se chamava Cebrae e tinha uma atuação bastante restrita. Porém, somente em 1990 que o modelo Sebrae, vigente até hoje, foi concebido.

[31] http://www.leigeral.com.br/, consultado em 10/12/2007

[32] Segundo o site oficial do governo, são “postos de trabalho”, e não emprego. http://www.brasil.gov.br/governo_federal/Plan_prog_proj/ Consultado em 11/12/2007